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Articles Tagués ‘Marchés’

Office 365 – Parts de marché Google Apps et Microsoft Office 365 dans le monde

21 avril 2013

Arnaud Alcabez

Office-2013-LogoLa société BitTitan, qui commercialise MigrationWiz, vient de publier une cartographie de la répartition des migrations vers Office 365 et Google Apps dans le monde du point de vue ses ventes mondiales. Bien qu’elle ne représente pas forcément les parts de marchés réelles des deux solutions, elle offre toutefois une vision intéressante de l’implémentation d’Office 365 selon les différents pays. Il faut bien entendu interpréter ce graphique à sa juste valeur, sachant qu’en France, d’autres sociétés d’aide à la migration vers Office 365 sont peut-être mieux implémentées localement (Quest Software, Refresh IT, BinaryTree, etc…), mais également dû au fait qu’un certain nombre de clients préféreront migrer sans assistance d’outils tiers.

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Transformez votre entreprise en entreprise Cloud-ready

16 avril 2013

Arnaud Alcabez

CloudLock

Chapitre 3: Comment déterminer le modèle de gestion de périphériques nomades le plus adapté à la stratégie de l’entreprise

Dans les deux précédents numéros, nous avons abordé la mise en œuvre de l’authentification et l’adaptation du modèle de données pour transformer votre entreprise en entreprise Cloud-ready. Ce mois-ci, nous allons étudier la dernière partie de notre transformation : le modèle de gestion des périphériques, dont les choix s’avèreront les plus sensibles au sens où ils seront la partie visible du changement de modèle.

L’élément le plus important pour la transformation de l’entreprise consiste à ce qu’une application ou un service soit accessible tout périphérique sans perte d’information et de rupture dans l’expérience utilisateur. Pour ce faire, la solution se trouve dans la conception des applications en tenant compte d’une approche Responsive Web Design et dans le principe que l’interface doit être bâtie en considérant le mobile comme le périphérique idoine au travers duquel s’affichera et sera consommée l’application.

Le Responsive Web Design

Sous l’appelation Responsive Web Design (ou RWD), on regroupe différents principes et technologies qui forment une approche de conception de sites Web dans laquelle un site est conçu pour offrir au visiteur une expérience de consultation optimale facilitant la lecture et la navigation. L’utilisateur peut ainsi consulter le même site Web à travers une large gamme d’appareils (moniteurs d’ordinateur, smartphones, tablettes, TV, etc.).

Ainsi, il s’agit de repenser la manière de concevoir les parcours de navigation sur Internet, puisqu’il ne s’agit plus de concevoir autant de parcours qu’il y a de famille de terminaux mais de concevoir une seule interface auto-adaptable. De ce fait, les sources d’information et les socles techniques ne sont pas dupliqués. Cela engendre des économies d’échelles dans la conception et la maintenance de sites internet bénéficiant de ce mode de conception. Pour voir un exemple, rendez-vous sur www.capgemini.com où le portail institutionnel a été réalisé totalement en Responsive Web Design.

Capgemini RWD


Le Mobile First

Associée au RWD, la notion de « Mobile First » peut être considérée comme un mode de pensée dans lequel on privilégie la construction d’une interface ergonomique et tactile pour terminaux mobiles avant d’établir l’ergonomie pour un terminal de bureau. L’élaboration d’une interface ergonomique sous la contrainte d’un faible espace d’affichage force à épurer au maximum les éléments visibles par l’utilisateur final. Une tendance que l’on retrouve de plus en plus dans l’ergonomie des interfaces web.

De nombreuses présentations ont eu lieu à propos du RWD durant les Microsoft TechDays 2013, comme par exemple la session «Du Design, du responsive, de l’ergonomie, de l’expérience utilisateur, pour des sites SharePoint 2013 attractifs en Intranet et sur Internet ! » (http://bit.ly/ZqO5aC). Pour comprendre comment associer SharePoint 2013 et le RWD, vous pourrez également aller faire un tour sur CodePlex, où vous trouverez une page dédiée à la mise en œuvre de Responsive Web Design (http://responsivesharepoint.codeplex.com/).

Choix de la stratégie BYOD, CYOD, COPE pour vos utilisateurs internes et mise en œuvre des dispositifs

Enfin, le dernier sujet qu’il vous faudra examiner concernera la politique de votre entreprise quant à l’utilisation des périphériques mobiles par vos salariés pour accéder à ces applications. Vous aurez le choix entre trois stratégies :

  • Le BYOD (Bring Your Own Device), consistant à laisser l’utilisateur libre de se connecter à l’application en utilisant le périphérique personnel de son choix.
  • Le CYOD (Choose Your Own Device), une version légèrement plus restrictive que la précédente, consistant à laisser l’utilisateur choisir son périphérique personnel dans une liste limitée de périphériques supportés par l’entreprise.
  • Le COPE (Corporate Owned, Personally Enabled), comme la démarche inversée au BYOD. Le périphérique appartenant à l’entreprise, qui l’attribue à l’utilisateur, et en permet un usage personnel au-delà des applications qu’elle propose.

Toutefois, quelque soit votre choix, les sociétés qui chercheront à définir une stratégie pour les périphériques mobiles devront se préoccuper de mettre en œuvre trois composantes principales, au regard de la nature de ces appareils très exposés au vol :

  • Déployer une infrastructure spécifique – Cela comprend le déplacement des applications de base vers un environnement séparé qui donneront aux employés un accès sécurisé aux systèmes pertinents. Souvent, cela comprend une solution de bureau virtuel central pour accéder aux applications métiers, une application de courrier électronique et d’agenda, et d’autres applications dont les employés ont besoin pour effectuer leurs tâches quotidiennes.
  • Sécuriser l’accès – Décider exactement comment les utilisateurs se connecteront et développer des applications pour assurer une connexion sécurisée. Par exemple, il est primordial de mettre en place un système de vérification de la connexion qui identifie le périphérique de connexion et protège les données en conséquence. Ces systèmes sont automatisés, de sorte que lorsque les employés brancheront leur appareil, le logiciel détectera si ce dernier est personnel ou d’entreprise et assurera l’accès correspondant à la fiabilité de l’appareil.
  • Gérer les droits sur l’accès aux données – Déployer une plateforme de droits numériques (DRM) qui permettra aux entreprises de contrôler les données notamment sensibles qui sont accessibles à partir de dispositifs personnels.

Certes, transformer votre entreprise en entreprise Cloud-ready est un projet au long cours, qui nécessitera de nombreux corps de métiers et une implication de l’ensemble des services opérationnels de la société. Toutefois, ce projet peut s’avérer souvent gagnant, à la fois pour l’entreprise afin de s’adapter aux nouvelles exigences des utilisateurs, des clients, et des partenaires, mais aussi pour une DSI pour se recentrer comme un acteur incontournable de l’entreprise, alors qu’elle pourrait en laissant les métiers s’organiser de manière anarchique et statuer sur les sujets comme les services Cloud ou des mobiles se faire progressivement écarter des décisions stratégiques.

Nouvel Office 365 pour les entreprises, c’est parti!

27 février 2013

Arnaud Alcabez

Office-2013-LogoOffice 365 pour les entreprises est désormais disponible sur la base des versions 2013. Le lancement a eu lieu il y a quelques heures. Si vous n’avez pas eu la chance d’y assister, vous trouverez ci-après le transcript des échanges de questions/réponses qui ont eu lieu le temps de la présentation.

Q: When will existing Office365 users gain access to the Office2013 desktop suite?
A: Office 365 ProPlus – the Office 365 version of the Office 2013 suite is made available to existing Office 365 subscribers with an eligible subscription today using the Office Deployment Tool. It will also be available directly in Office 365 once your tenant has been upgraded.

Q: Will we now see offline storage with SkyDrive on Windows RT?
A: Not yet. You would need to be on Windows 7 or 8 Pro and select « Sync » from SkyDrive Pro folder or a Team document library.

Q: If I install Office 365 will it overwrite Office 2010 or can I have both versions running?
A: Office 365 ProPlus can be installed side-by-side with previous versions of Office.

Q: Would love to understand how Office365 would allow us to replace Dropbox?
A: Office 365 now offers SkyDrive Pro for personal document management and sharing. It is accessible across OSes and devices, and comes with the powerful backend of SharePoint Online for versioning, backup/restore, review management, and direct integration with the Office Web Apps.

Q: Is it possible for current P Plan customers to upgrade to the M plan?
A: Existing customers on the P1 version of Office 365 will be able to upgrade to the Midsize Business SKU later this year. New Office 365 Small Business and Small Business Premium customers will also be able to upgrade to the Midsize Business SKU later this year.

Q: When will 365 P1 subscribers be migrated to the new release?
A: New customers can sign up for the new Office 365 from today. We are rolling out the upgrade to existing customers now and it is completely automated. You can read more about the service upgrade here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: How much space will be available in SkyDrive pro per user?
A: 7GB, up from 500MB in the previous Office 365 experience.

Q: What will be the pricing change details for the new Office 2013 as it pertains to Office 365?
A: For the pricing of Office 365 go to Office.com and click on “Compare your Purchase Options”

Q: Will organizations using Live@edu be able to move their SkyDrive files directly to Office 365 for Education, now that SkyDrive is part of the offering?
A: Students and teachers who have been using SkyDrive with Live@edu will continue to have access to their documents and files stored on SkyDrive. They can easily move files between their consumer SkyDrive and SkyDrive Pro provided by the organizations with Office 365.There is no way for an organization to move these files on behalf of the user.

Q: Will existing Yammer accounts still work?
A: Yes.

Q: When will existing Office365 users be required to move? Can we move on our own schedule?
A: The service upgrade for existing Office 365 customers is progressing now. Once you are notified of the upgrade you can defer that one time for 45-60 days. For more information about the service upgrade refer to: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: Can I integrate Yammer with SharePoint?
A: Yes. Yammer and SharePoint already can be connected using available web parts to pull in data from Yammer, and Open Graph technology to push information from 3rd party systems into the Yammer stream.

Q: Is the cost of the Project Online service on top of an Office 365 E(n) plan?
A: Project Online is an additional service to Office 365 E Plans which delivers enterprise Project, Program and Portfolio Management

Q: When will I be able to download office 365 2013?
A: Office 365 ProPlus – the Office 365 version of the Office 2013 suite is made available to existing Office 365 subscribers with an eligible subscription today using the Office Deployment Tool. It will also be available directly in Office 365 once your tenant has been upgraded.

Q: Is this only intended from tablets, or can it replace mobile users on laptops with a full client install? Any configuration challenges for users that already have the Office 2010 ProPlus suite installed on a Windows 7 Enterprise laptop?
A: http://office.microsoft.com/en-us/office365-suite-help/compare-how-different-mobile-devices-work-with-office-365-HA103991814.aspx?CTT=1

Q: Is it possible to mix and match different O365 subscriptions? IE. Having some users on an E1 plan and others on the E2/Midsize business plan?
A: You can mix plans within a plan family so yes you can mix Enterprise E1, E3, E4, K1 plans. You can also mix Small Business plans P1 and P2 plans. M plans cannot be mixed with any others.

Q: I am a current E3 subscriber. How do I get the Office Deployment Tool?
A: You can find information related to deployment on this site – http://technet.microsoft.com/en-US/office365

Q: Are there any improvements on SharePoint templates / workflows that would be useful for small businesses? Seen very old templates that are not compatible with current version. Looking for things like expenses / invoicing workflows.
A: Yes, we have a number of project oriented improvements both in templates and apps that help manage projects personal, team, big and small. We also now support « 2013 Workflow » that enables workflows to run outside of SharePoint opening up the opportunity to have workflow integrate more easily with external systems. And expect more apps coming from the partner community within the SharePoint and Office Store.

Q: Are Blackberry Cloud Services available on the new Office 365?
A: Yes. They are available now for the New Office 365.

Q: Will there be still an E2 plan?
A: We are including Office Web Apps included in E1, which enables even more of our customers to get use of Office Web Apps while simplifying our lineup. E2 will continue to be available for existing customers.

Q: Best place to start to find a local MS partner to help us migrate to the Office 365 E1?
A: You can start here – http://office365.pinpoint.microsoft.com/en-US/home

Q: When SP 2013 release will be available on Office 365?
A: Today. We still call it SharePoint Online, but yes, it is now based on the SharePoint 2013 platform. Try it today!

Q: Are there information regarding hybrid deployments, such ad Exchange, DirSync and AFDS?
A: http://technet.microsoft.com/en-US/office365 has the best hybrid and DirSync/ADFS setup information. Watch some of these training videos and check out the deployment guide http://technet.microsoft.com/en-us/office365/hh699847

Q: With SkyDrive Pro will we the admins be able to recover files and give to say managers when employees leave the company? How much control will we have?
A: Yes. You can assign an admin user from within the SharePoint Online admin center as a recovery person to enable them to go into a person’s personal site (aka, also their SkyDrive Pro), and recover data/documents.

Q: If we signup for Office365 today, is it going to be 2013 or 2010?
A: The Office client included in Office 365 plans is always the most recent version. Signing up today will give you access to our most current technology!

Q: Will Office365 now be available to Bermuda?
A: We support 89 countries 20 currencies and 32 languages. New markets are being added all the time. Bermuda is not currently included. Please check back soon.

Q: Can the cloud (excel document) be used by multiple users as an active document?
A: Yes. Excel Web App supports co-authoring.

Q: Where is documentation of new eDiscover/DLP features?
A: Here is a planning document for SharePoint 2013 that is a good place to start, and directly relates to what we will offer in Office 365: http://technet.microsoft.com/en-us/library/fp161512.aspx

Q: When the new Office 365 will be available to actual tenants (in Europe)?
A: We are actively upgrading existing customers now in a carefully planned way. More information about the service upgrade can be found here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: Since Access 2013 web apps store the data in Azure, is that storage included, and are there any limits on the number of web apps, and the amount of storage?
A: The storage is included in the Office 365 licensing. Access 2013 natively stores in Azure and it is an integrated experience for those that publish and consume the custom solution.

Q: What’s the difference between SkyDrive and SkyDrive Pro?
A: SkyDrive is our consumer offering for document storage in the Cloud. SkyDrive Pro is our business offering that leverages the power of SharePoint on the backend for storage and lifecycle document management. More here: http://sharepoint.microsoft.com/blog/Pages/BlogPost.aspx?pID=1033

Q: We were evaluating Office 365 about a month ago and never fully got it off the ground. If we request an extension on the trial will we have the new features discussed today?
A: You can call Microsoft support to request an extension to your trial, but I don’t know if it will have been upgraded yet. If you start a new trial today from http://office.com it will be the New Office 365.

Q: Have the prices for Lync Plan 3 already been set? E4 has not been available in Germany so far, but my understanding is that it is available now. Correct?
A: The prices for all Office 365 suites and standalone services have been set. Go to Office.com and select « Compare your Purchase Options » for additional information. For questions that are specific to availability of the services in your market, it is best to contact your Microsoft representative.

Q: Can we run Office Pro Plus on Terminal Server with the E plans?
A: Office 365 ProPlus cannot be run via Remote Desktop Services (RDS), the name of terminal services in Windows Server 2008 and later. Please contact your Microsoft representative if you want to use Office 365 ProPlus and have users who need RDS for certain situations.

Q: Will SkyDrive automatically sync with folders on my laptop in the same manner that I use Google Drive today? (I like having my files both local and in the cloud constantly.)
A: Yes, and better sync and native integration with Office Web Apps when you access SkyDrive Pro from the Web.

Q: Is there non-profit pricing for Office 365?
A: We offer Office 365 at a discount for validated non-profit organizations. Interested non-profits should contact their Microsoft representative for more details.

Q: When will the Outlook Web App interface be updated?
A: The Outlook Web App for your Office 365 tenant will be upgraded as part of the Service Upgrade. We are actively upgrading existing customers in a planned way. For more information about Service Upgrade please refer to: We are actively upgrading existing customers now in a carefully planned way. More information about the service upgrade can be found here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: O365 is absolutely dependent on internet service correct? If so, when my ISP is down, I’ll be SOL with regards to accessing my data/files?
A: We are very confident in the cloud, as are a growing number of our consumers which is evidenced by the fact that we’ve nearly doubled our installed base of subscribers over the last 12 months. It is our responsibility to deliver reliable services and we take this very seriously. The beauty of our model with Office 365 is that customers can use Office whether they are online or offline. In the event that there is an outage, customers should still be able to work offline, and their content will sync up when back online. We have a very strong record of service reliability with better than 99.9% uptime last year. We guarantee 99.9% uptime and back that with the industry’s most rigorous financially-backed SLAs.

Q: Is there any special pricing on Office 365 for non-profit agencies?
A: We offer Office 365 at a discount for validated non-profit organizations. Interested non-profits should contact their Microsoft representative for more details.

Q: Frank… clarification… we have Office 365 now and sky drive – when will sky drive pro be added to current Office 365 edu customers as it is not there now. Thanks for the info that it will be separate than their original sky drive we are currently using. Thanks!
A: SkyDrive is part of the New Office 365 and will be upgraded as part of the Service Upgrade. We are actively upgrading existing customers in a planned way. For more information about Service Upgrade please refer to: We are actively upgrading existing customers now in a carefully planned way. More information about the service upgrade can be found here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: Can we able to purchase extra SkyDrive storage?
A: Not yet. We upped the limit to 7GB, and are listening today for the next wave of SkyDrive Pro innovation.

Q: Also re. Backup, is that still necessary, Is MSFT taking on this responsibility?
A: Data stored in Office 365, either in Exchange Online or SharePoint Online has multiple backups in Microsoft’s datacenters. Read more about data availability here: http://technet.microsoft.com/en-us/library/jj819307.aspx

Q: How much would it cost to buy additional storage in SharePoint on an E3 plan?
A: Additional storage for SharePoint Online is $0.20/GB/month.

Q: What about pre-existing O365 sites, are they 2013 today?
A: We are actively upgrading existing Office 365 customers in a planned way. For more information about Service Upgrade please refer to: We are actively upgrading existing customers now in a carefully planned way. More information about the service upgrade can be found here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: Can we buy more than 7GB for SkyDrive Pro?
A: Not yet. It is great feedback, and we’re actively planning for the next wave of innovation of SkyDrive Pro.

Q: We currently run O365 E3 plan. What’s the easiest way to take advantage of the new SkyDrive Pro integration?
A: Click the « Sync » button in the upper-right hand of either your SkyDrive Pro folder, or from a team site document library you have permissions to.

Q: Will new customers signing up today be able to also download Office 2010 on an E3 plan?
A: Customers signing up for Office 365 plans should expect to have the most current Office client version. The ability to have an Office that is always up-to-date is a major part of the value of our service!

Q: I can’t find information on pricing for the E4 plan. Has this been set yet?
A: You will find information on E4 pricing here: http://office.microsoft.com/en-us/business/microsoft-office-365-enterprise-plans-FX103203861.aspx

Q: When do you plan to release the European pricing for O365?
A: The prices are available today. Go to Office.com and click on « Compare your Purchase Options »

Q: We have an E1 plan. Give’s a preview option for the own SharePoint sites?
A: If you are talking about upgrade as an existing customer… once we give you the ability to upgrade, you can take advantage of our evaluation site collection upgrade feature – aka, test the new UI and features against your solutions and data and documents before you commit.

Q: when can existing customers start upgrading?
A: We are actively upgrading existing customers now in a carefully planned way. More information about the service upgrade can be found here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: When a Lync meeting is recorded, is it recorded online or locally?
A: It’s recorded locally.

Q: The new Office 365 does not support Windows XP, but the old Office 365 does. If a business signs up today, can they still choose to use the OLD Office 365?
A: Customers in our wave 2 list of countries will still get Office 365 pre service upgrade if they sign up prior to April 16th when those countries switch to the New Office 365. Did you know that Windows XP is no longer supported by Microsoft? You should really upgrade to a newer version of Windows for the best experience and access to support. System requirements for Office 365 are listed here: http://office.microsoft.com/en-us/business/microsoft-office-365-for-business-faq-faqs-office-FX103030232.aspx#SysReq

Q: The M-Plan was previously mentioned. What is the M-Plan? Can you provide me a link to info and pricing for this service?
A: For all information comparing plans and prices go to Office.com and click on « Compare your purchase options »

Q: Windows XP is only supported on the Old Office 365. Is there an option to sign-up for the Old Office 365 now, or must all new users sign-up for the New Office 365?
A: Office 365 is an always up-to-date service. When you sign up today you will be given access to the most current client and server applications.

Q: Does Office 365 have the ability to encrypt outbound email
A: Yes you can enforce outbound encryption using transport rules: http://technet.microsoft.com/en-us/library/jj919238(v=exchg.150).aspx

Q: If I have Exchange Online plan right now, when will it become Exchange 2013?
A: We are actively upgrading existing Office 365 customers now in a carefully planned way. More information about the service upgrade can be found here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: Are there big changes to the Client Model programming so existing Solutions inside SharePoint Online will have to be rewritten?
A: The Sandbox is still available. The only thing to be aware of is that during the coming upgrade, your solution will get deactivated. Once re-activated, it should be as you intended, but in 2013 UI. And know that we have a much more compelling dev model called the Cloud App Model (CAM), more here: dev.office.com

Q: I went to Office.com and clicked on « Compare your purchase options » and I did not see an M-Plan. Can you please provide a link or explanation of the M-Plan?
A: Here’s where you’ll find more information on the M Plan: http://office.microsoft.com/en-us/business/compare-office-for-business-plans-FX102918419.aspx

Q: What will happen to the common storage of SharePoint online in former version, as they had 10GB as a start and additional 500MB/user in regards to the switch to SkyDrive Pro with 7GB (will these 7 GB still be also used as common SharePoint storage capacity?)
A: SkyDrive Pro storage is counted separately from the pooled storage you mentioned. And it’s useable by the individual – the 7GB cannot be allocated beyond the user’s SDP quota.

Q: Is there a limit to the # of emails we can send / receive per day? If so, what are the limits for different subscriptions?
A: Limits to the service are listed in the Office 365 Service Descriptions. Here is the page with information on email recipient limits: http://technet.microsoft.com/en-us/library/jj819296.aspx

Q: If I have Office Pro in an Open Value option, can user office365 or need to acquire a office365 plan?
A: Any user that would like Office 365 will require purchasing an Office 365 Plan. Purchasing an Office 365 Plan that includes the Office client will ensure your client software is always up-to-date, and available to use across your devices.

Q: If we sign up for Hosted Email, can we upgrade to E1 later? What is the process?
A: If you mean going from Exchange Online to one of the E plans, yes. You simply buy the license and assign it to the desired user by using the subscription button.

Q: In SharePoint 2013 Online, Can we share our content with external users? How many?
A: Yes. You can share sites, folders and individual document – simply invite by email and assign level of access. And for documents, you can use the new « Guest Links » to share a document anonymously – even co-author anon, and use embed code to share your content in a dynamic way using the Office Web Apps.

Q: Are Macs included in the pro plus subscription?
A: Office 365 ProPlus allows users licensing rights of up to 5 PCs or Macs

Q: If I sign up today will I get EOP or FOPE for SPAM filtering?
A: You will get EOP. http://technet.microsoft.com/en-us/library/jj723137(v=exchg.150).aspx

Q: Where can I find the ‘new’ feature comparison tables for O365 ‘2013’?
A: you can compare Office 365 plans here: http://office.microsoft.com/en-us/business/compare-office-for-business-plans-FX102918419.aspx

Q: Will Project Online & Visio Online be available for purchase in the portal?
A: You can find info about project online here – http://office.microsoft.com/en-us/project/(8:54AM)

Q: Is Project online available now as an add-on in Office 365? And if not, when?
A: You can find info about project online here – http://office.microsoft.com/en-us/project/

Q: What is the cost to use Project Online and Visio online?
A: You’ll find Project Online pricing here: http://office.microsoft.com/en-us/project/free-project-management-software-project-trial-FX103797290.aspx?WT%2Eintid1=ODC%5FENUS%5FFX101785584%5FXT104019732&WT%2Eintid2=ODC%5FENUS%5FFX103797367%5FXT103993060

Q: Under the old Office 35 there was a 250 MB limitation, has that increased under the new Office365?
A: We are currently designing for « up to 2GB, » but currently today state 250MB as the SharePoint Online upload limit. Stay tuned.

Q: Can office 2010 be used instead of 2013?
A: Customers signing up for Office 365 plans should expect to have the most current Office client version. The ability to have an Office that is always up-to-date is a major part of the value of our service!

Q: We have a customer with the « old » office365 trial. Is it possible for him to purchase the new small business premium with the existing domain?
A: To keep the existing domain we would recommend that your customer wait for the Service Upgrade. There is more information about the Service Upgrade here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: How is MS making the distinction between the old Office 365 and the new Office 365?
A: You can read all about the New Office 365 at www.office.com.

Q: If I understand it correctly MySites are being replaced with SkyDrive Pro. Is this correct?
A: Partially correct. SkyDrive Pro is a part of the new personal site – where you store your personal docs, in addition to your profile page, the Newsfeed and a list of your follow sites – and any additional apps you deploy to your site.

Q: Can SharePoint online or SkyDrive pro share folder from a local fileserver without store the files in SharePoint or SkyDrive?
A: You can sync SDP down to your local Windows 7 or 8 machine, and it sets up a distinct folder for you. You could not map a specific drive – but should not need to.

Q: Will the Mac edition also be a click to run?
A: Office 365 ProPlus includes Office for Mac 2011 updated to activate with Office 365. Click to Run technology is based on investments in the Windows platform and is current not available for Office for Mac.

Q: Will there be a migration option, e.g. from P1 to M1? Or E1 to M1?
A: Existing customers on the P1 version of Office 365 will be able to upgrade to the Midsize Business SKU later this year. New Office 365 Small Business and Small Business Premium customers will also be able to upgrade to the Midsize Business SKU later this year. You can also call Microsoft support to enquire.

Q: Can someone change from the E1 plan to the midsize business plan?
A: Existing customers on the P1 version of Office 365 will be able to upgrade to the Midsize Business SKU later this year. New Office 365 Small Business and Small Business Premium customers will also be able to upgrade to the Midsize Business SKU later this year. You can also call Microsoft support to enquire further.

Q: Where can I find info about which plan can be upgrade to another plan?
A: Existing customers on the P1 version of Office 365 will be able to upgrade to the Midsize Business SKU later this year. New Office 365 Small Business and Small Business Premium customers will also be able to upgrade to the Midsize Business SKU later this year. You can also call Microsoft support to enquire further.

Q: Will we be able to use SkyDrive Pro with Office 2007/2010 as well as a separate download or do we require Office 2013?
A: Yes you can. The level of integration with Office 365 depends on which Office version you are using. You can view system requirements here: http://office.microsoft.com/en-us/products/redir/FX102921529.aspx

Q: I went to this link…. http://office.microsoft.com/en-us/business/compare-office-for-business-plans-FX102918419.aspx none of them is labeled the M-Plan? Which one is the M-Plan?
A: Here’s a more specific link: http://office.microsoft.com/en-us/business/office-365-for-mid-sized-businesses-business-productivity-FX103037683.aspx. M is for Office 365 Midsize Business.

Q: Is OneNote available for mac?
A: Currently OneNote is not available as part of Office for Mac. The OneNote web app is a great experience in Safari and is part of Office 365.

Q: We are already signed up to the E3 plan. How can I find out when we are due to be upgraded? We really need the upgrade to SharePoint 2013!
A: We are actively upgrading existing Office 365 customers now in a carefully planned way. More information about the service upgrade can be found here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: Can we get Visio and Project in plan E3 or E4?
A: You can compare our plans here – http://office.microsoft.com/en-us/business/compare-office-for-business-plans-FX102918419.aspx

Q: Do cloud partners get an earlier upgrade?
A: We are actively upgrading existing Office 365 customers now in a carefully planned way. More information including how to enquire further about the service upgrade can be found here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: Where can we find more information on the PPI? Device that was used?
A: Hi Ryan, here’s a link to more info on PPI devices: http://www.perceptivepixel.com/

Q: How do I deploy office 365 for worldwide enterprise? Right now one forest/domain
A: You can find deployment information here – http://technet.microsoft.com/en-US/office365

Q: I was wondering if you could you tell me when Public Folders are going to be available in Exchange Online?
A: Public Folders are in the new Office 365: http://technet.microsoft.com/en-us/library/jj200758(v=exchg.150).aspx

Q: Can exchange online plans be mixed with E1 plans?
A: Yes.

Q: Is there a way to get our domain migrated faster?
A: I recommend you call Microsoft support to get help with this.

Q: When can existing Small Business (P1) customers upgrade to Small Business Premium?
A: Yes you will be able to upgrade to Small Business Premium. Once your current service has been upgraded you can just add the SB Premium licenses and then reassign users to the new license and cancel the old P1 licenses.

Q: If a mailbox/user is accidently deleted from the O365 plan, is there a time period in which it can be recovered?
A: Yes, please see: http://onlinehelp.microsoft.com/en-us/Office365-smallbusinesses/hh534382.aspx and http://support.microsoft.com/kb/2619308?wa=wsignin1.0

Q: When I register now for small business premium > is it already SharePoint 2013?
A: As of today, Small Business Premium is using the latest version of SharePoint Online, current this is very similar to SharePoint 2013.

Q: Do all plans include SkyDrive Pro?
A: SkyDrive Pro is a feature of SharePoint and comes with all Office 365 plans that include SharePoint. You can compare plans here – http://office.microsoft.com/en-us/business/compare-office-for-business-plans-FX102918419.aspx

Q: Are public folders available for all Office 365 subscription options?
A: Yes, you can see which plans have public folders in the Office 365 Service Descriptions, here is the Exchange Online Service Description which includes more information about Public Folders: http://technet.microsoft.com/en-us/library/jj819276.aspx

Q: What about Visio in Office 365?
A: You will find more information on Visio for Office 365 here: http://office.microsoft.com/en-us/visio/free-flowchart-software-visio-trial-FX103791368.aspx?WT%2Eintid1=ODC%5FENUS%5FFX101785584%5FXT104019732&WT%2Eintid2=ODC%5FENUS%5FFX103796044%5FXT103993062

Q:  Can I implement a hybrid tenant with a Exchange 2013 platform?
A: You can use Office 365 and Exchange 2013 in hybrid deployments including both on premise and cloud. For more information see this article: http://technet.microsoft.com/en-us/exdeploy2010/default(EXCHG.150).aspx#Index

Q: to get started with a question can you confirm how the pricing will work for Project Online. The cost I can see is $58 a month. Do I also need $20 a month for the E3 plan or is this included in the $58. Do you also have confirmed UK pricing?
A: Project Online is an additional service to the Office 365 Enterprise plans. To see local pricing for UK, ensure your Office.com page is set to « United Kingdom- English » and click on « Compare your purchase options ». You can also contact your Microsoft representative.

Q: I am a really small business and would like (father and daughter). Have two accounts now and will upgrade her and me, but if add others, do I have to also upgrade them? Really do not need them to have Office. Is it all or nothing?
A:
I would recommend for you key employees who need Office 365 ProPlus (the Office 365 version of Word, Excel PowerPoint, Outlook etc.,) get Small Business Premium. For your other employees with lighter needs you could have them use just Office 365 Small Business which is cheaper and includes email, SkyDrive pro, sites, Lync, and the Office Web Apps but not the full Office apps aka Office 365 ProPlus.

Q: Where was project online?
A: For information about Project Online please see www.microsoft.com/project

Q: Which Office products are available in 365? Is Visio available? If not when will it be available?
A: You can compare the options here: http://office.microsoft.com/en-us/business/compare-office-for-business-plans-FX102918419.aspx

Q: Where can I find package pricing?
A: For all pricing go to Office.com and click on « Compare your purchase options »

Q: Are Lync conversations saved somewhere? Can this feature be disabled? Where are they saved?
A: Yes Lync conversations are saved as part of a users Exchange Online mailbox. Yes the Office 365 admin can disable saving of Lync conversations.

Q: Will Mac Office be included with O365?
A: Office 365 ProPlus allows users licensing rights of up to 5 PCs or Macs

Q: What’s it mean you get two logins when you move to O365? How do hybrid organizations get the second login (first one being their AD credentials)?
A: Hybrid deployments including Office 365 in the cloud and on premise Microsoft server deployments can have integrated identity with a variety of mechanisms including Microsoft Federated Identity Manager, Active Directory Federation Services or DirSync. More details are at these web pages: http://www.microsoft.com/en-us/server-cloud/forefront/identity-manager.aspx http://technet.microsoft.com/en-us/library/cc736690(v=WS.10).aspx

Q: When a user is deactivated from O365, what’s happen with the Excel, PowerPoint, Is it blocked?
A: Hi, I am assuming you’re asking about Office 365 ProPlus. When a user’s Office 365 ProPlus subscription is canceled, Office enters reduced-functionality mode (RFM or read-only mode). More info on this here: http://technet.microsoft.com/en-us/library/gg702619#BKMK_SKUComparison

Q: Is the old E3 the same as Pro Plus?
A: Office 365 ProPlus is included as a part of the Office 365 E3 suite. It allows users to have an always up-to-date client and licensing rights to up to 5 PCs or Macs.

Q: Will Office365 now be available in South Africa and Ecuador?
A: Yes. The New Office 365 is available in South Africa and Ecuador. Please refer to http://office.com

Q: When the older office 365 accounts will be upgraded?
A: We are actively upgrading existing Office 365 customers now in a carefully planned way. More information about the service upgrade can be found here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: Is exchange in 365 based on exchange 2010 or 2013?
A: Yes. The New Office 365 that is released today is based on the Exchange 2013, SharePoint 2013 and Lync 2013 Server.

Q: I use SkyDrive for years, with 25 GB of space, what if I’ll start using SkyDrive Pro on same account? How much space will I have?
A: SkyDrive is a consumer service using a Microsoft account. SkyDrive Pro uses an organization ID which is an Office 365 account. Currently SkyDrive Pro and SkyDrive are completely separate services, one for consumers for free and one for businesses with more robust compliance, archiving, versioning, and ediscovery capabilities. SkyDrive Pro accounts have 7GBs of storage.

Q: When will E3 users be able to upgrade to Office 2013
A: Existing E3 customers will be upgraded. We are actively upgrading existing Office 365 customers now in a carefully planned way. More information about the service upgrade can be found here: http://community.office365.com/en-us/wikis/office_365_service_updates/office-365-service-upgrade-center-for-enterprise.aspx

Q: Once we made a deployment of a plan M, is possible to downgrade to a previous version (Small Business)?
A: Existing customers on the P1 version of Office 365 will be able to upgrade to the Midsize Business SKU later this year. New Office 365 Small Business and Small Business Premium customers will also be able to upgrade to the Midsize Business SKU later this year. You can also call Microsoft support to enquire further about downgrade.

Q: Is reporting services available to integrate with SharePoint 2013 online?
A: SSRS is not yet available in Office 365.

Q: What features are not available for SharePoint in Office 365 versus on premise SharePoint 2013?
A: Please review the new service description here: http://technet.microsoft.com/en-us/library/jj819267.aspx

Q: What do we do with users who install Office Pro Plus on a BYOD computer, then leave the firm?
A: When you deactivate/delete this user by removing their Office 365 ProPlus license their Office 365 ProPlus client will go into Reduced Functionality Mode within 30 days. Assuming you deleted user completely from Office 365 they would not be able to log into the service and access any content that is stored in your organizations Office 365 service.

Q: What kind of things can « external users » in SharePoint online do?
A: External users can edit with Office Web Apps, create new tasks in a site they are invited to, upload new docs, access lists they have permissions to, … they would not get a Personal Site, no SkyDrive Pro of their own, and cannot be an admin of a site.

Q: What is SkyDrive Pro size for government accounts?
A: G1-G4 users will get 7GB of SkyDrive Pro storage.

Stratégies – BYOD et Cloud Computing: Est-ce la queue qui remue le chien ?*

10 janvier 2013

Arnaud Alcabez

CloudLockLe BYOD (Bring Your Own Device) continue sur sa lancée. Selon une étude de Forester Research (Juin 2011), le BYOD est déjà entré dans les entreprises pour 60% d’entre elles, et les questions à propos du manque de délimitation claire des responsabilités entre l’organisation et les utilisateurs, sont de plus en plus nombreuses.

Certes, le BYOD augmente la productivité. Du moins, c’est une justification commune pour accéder aux demandes des employés pour qu’ils soient autorisés à utiliser leurs appareils personnels au travail. Mais tout en travaillant avec des dispositifs informatiques familiers qui peuvent rendre les individus plus productifs, un des facteurs insidieux du BYOD est qu’il provoque un déclin global de la productivité organisationnelle de l’entreprise, non seulement en ce qui concerne le nombre et la variété des dispositifs qui y prolifèrent, mais aussi sur le nombre d’applications et de référentiels de données associés. En outre, bien que certaines informations du capital informel de l’entreprise soient susceptibles d’être stockées sur les ordinateurs personnels, certaines finissent par se retrouver copiées sur des services dématérialisés externes (Microsoft SkyDrive, Google Docs, iCloud, ou bien encore Dropbox…).

La possibilité pour les employés de travailler efficacement est par conséquent limitée par le manque d’accès facile et sécurisé à l’information dont ils ont besoin. Heureusement, tout comme la virtualisation des serveurs a permis d’unifier les centres de données informatique, on peut mettre en œuvre une stratégie de virtualisation de postes de travail dite « Desktop-as-a-Service » pour atténuer les inefficacités informatiques de la mouvance BYOD.

Moins connu que les technologies IaaS, PaaS et SaaS, le « Desktop as a Service » ou DaaS, ouvre la voie à une nouvelle génération d’environnement de travail. Dans ce modèle, il est question de fournir un environnement de travail (comprenant à la fois l’OS, les applications mais aussi les paramètres et préférences utilisateurs) à la demande. Celui-ci est totalement décorrélé du terminal sur lequel il va s’afficher. Ainsi, un environnement de travail de type DaaS pourra aussi bien être distribué sur des postes de travail traditionnels (PC, ordinateurs portables…), que sur un smartphone ou encore une tablette.

Après avoir subi pendant de nombreux mois la pression des métiers pour ouvrir aux appareils personnels certaines fonctionnalités (messagerie, réseau social d’entreprise, partage de fichiers, accès aux imprimantes, accès au carnet d’adresses, CRM ou accès à Internet), les (grandes) entreprises semblent voir dans le « Desktop as a Service » la solution pour répondre aux attentes des enthousiastes du BYOD sans contrevenir ni aux règles de sécurité, ni aux chartes informatiques en vigueur.

Alors l’entreprise doit-elle gérer la mouvance BYOD uniquement ou doit-elle considérer le BYOD comme un élément mineur d’un projet DaaS ? Si l’intégration du BYOD seule pose plus de problèmes que de réponses pour l’entreprise, œuvrer pour la mise en place d’un service DaaS est un projet nettement plus ambitieux en ce qui concerne ses impacts organisationnels (à gauche) et techniques (à droite).

BYOD-DaaS

*D’où le titre de ce mois, traduction littérale de l’expression anglo-saxonne « The tail wagging the dog », où comment un élément d’importance mineure peut dominer une situation. En français, on pourrait aussi dire « l’arbre qui cache la forêt ».

(Pour IT Magazine, Février 2013)

VDI, DaaS, HVD ?

Chronologiquement, la notion de VDI (Virtual Desktop Infrastructure) est la plus ancienne lorsqu’on évoque la virtualisation des postes de travail. La paternité du terme VDI reste d’ailleurs objet de nombreuses discussions sur Internet1. Le VDI est une technologie de virtualisation conçue pour permettre à l’entreprise de virtualiser elle-même ses environnements de travail, dans son propre datacenter, sur des serveurs en lame (blade servers) par exemple.

La terminologie DaaS (Desktop as a Service) a été utilisée dès 20062 en résonnance avec l’apparition des services de type cloud computing. Le DaaS prolonge en quelque sorte les caractéristiques de la VDI en lui apportant une dimension d’élasticité, de facturation à la demande, et d’accessibilité au travers de protocoles standards sur l’Internet. En résumé, dans le cadre d’une offre de DaaS, l’environnement virtualisé de travail est fourni par un opérateur ou fournisseur tiers chargé d’héberger, gérer et intégrer les applications souhaitées par l’entreprise. Elles seront distribuées de façon sécurisée depuis un Cloud multi-tenants, sous la forme d’un abonnement à l’usage des environnements de travail. Néanmoins, elle est aujourd’hui une appellation contestée, d’une part parce qu’elle est trop restreinte par rapport au sujet traité, et d’autre part, parce que l’acronyme DaaS est également celui de Data as a Service, qui désigne un concept consistant à faire payer un abonnement pour l’accès à un ou plusieurs dépôts de données via une interface proposée par un fournisseur de cloud computing.

Depuis 20093, on utilise le nom de HVD (Hosting Virtual Desktop) pour désigner l’ensemble des technologies et des concepts répondant à la virtualisation du poste de travail, comme le rapportait le Gartner dans une étude4 sur les technologies émergeantes en 2009, et l’explique Dominique Filippone5 pour JDN (Le Journal du Net) dans un article détaillé.

1 http://www.bythebell.com/2010/10/who-really-invented-virtual-desktops.html
2 http://jroller.com/jaimec/entry/the_desktop_as_a_service
3 http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Hosted_Virtual_Desktop&action=history
4
http://ebookbrowse.com/vmware-gartner-research-emerging-technology-analysis-hosted-virtual-desktops-whitepaper-pdf-d113820380
5
http://www.journaldunet.com/solutions/systemes-reseaux/virtualisation-poste-de-travail/

Stratégies – Il y a 10 ans naissait Exchange Magazine

22 décembre 2012

Arnaud Alcabez

Office-2013-LogoIl y a dix ans, nous n’étions alors que 171 millions connectés à Internet et sans Facebook. Lotus Notes était la solution leader sur le marché des messageries professionnelles avec 46%, suivi de Microsoft 44,6%. C’était l’époque où une base de données de l’édition standard était limitée à 16 giga-octets, et où seuls 256 Mo de RAM suffisaient pour installer le logiciel (http://bit.ly/T1Rbly). C’était un an avant que Google ne commercialise Gmail…

Il y a dix ans, en novembre 2003, les éditions IT Media lançaient un nouveau bimestriel, Exchange Magazine.

Pour les participants au programme d’adoption d’Exchange 2003 Server, nous avons senti dès les premières présentations que cette édition allait rencontrer un certain succès : Intégration avec la suite Office 2003 et le mode déconnecté pour Outlook 2003, une version Web et Mobile pour les nomades, et l’apparition du mode HTTPS pour une connexion sans VPN. D’ailleurs, dès l’année suivante, Microsoft Exchange Server dépasserait Lotus Notes en termes de plateformes installées.

Moins de 10 ans après que quelques français aient reçu le message ci-dessous, et sur l’initiative du chef de produit Exchange de l’époque, Patrick Duboys, en quelques mois, nous avions un magazine dédié sur Exchange en France, une communauté de passionnés connectés entre eux, et un groupe utilisateur.

Objet: Microsoft Exchange: naming and delivery dates
Date: vendredi 17 juin 1994 13:25
From:  MS-Mail and Exchange Team
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Product Name:
================
The upcoming Information Exchange Conference (June 20-23) will give all of our key decision making audiences:  network administrators, the ISV community, and business executives an overview of our workgroup product direction over the next 12 to 18 months. At the conference and event, We will announce the name:
      "Microsoft Exchange Server"
or "Exchange" for short. At the IEC we will also demonstrate the contents of its current technical test release.
Product Delivery Dates:
=======================
Given this public disclosure, we feel it is important to clarify our progress in terms of product delivery.
     NON-NDA position:
      ----------------------
The public position is that we will ship full-featured, pilotable beta before the end of the year to help customers plan their deployment.
     NDA position:
     ----------------------
The current test release is on track for release this week to the current "TR2" set of customers. Our plan is to broaden the number of accounts with access to the code with a full-featured pilotable beta, suitable for evaluation, before the end of the year. Customer feedback will determine when the product will become generally available.  We expect based on current progress and past projects that this means an expected final delivery in the first half of '95.
Our conclusion in looking at this category, based on customer needs, is that the next major advancement in messaging requires a highly reliable client/server system.  To that end, reliability and deployablility are critical to success and determine the final release schedule.
Mail/Exchange Team.

Exchange, une histoire compliquée qui méritait bien son magazine !

L’appétit de Microsoft pour les applications de messagerie remonte à 1991. C’est la date à laquelle Microsoft acquiert une petite entreprise canadienne de Vancouver du nom de Consumers Software pour l’application Network Courier e-mail sur la base de laquelle l’éditeur commercialisera ses premiers produits. Microsoft revendra la technologie quelques temps après à une entreprise appelée StarNine dont on trouve encore quelques traces dans la base du support technique de Microsoft (http://bit.ly/TVUbhG).

Sortiront successivement les éditions suivantes :

tableau

Chaque version de Microsoft Exchange a su apporter son lot d’innovations. Bien souvent critiquées au moment où elles sont lancées, elles finissent par être non seulement tout à fait justifiées, mais elles servent également de modèle pour les autres applications de l’éditeur. Première application a être portée par Active Directory, c’est aussi la première a avoir imposé PowerShell comme interface automatisée de traitement, la première a avoir pris le risque de n’être disponible qu’en version 64 bits, et l’une des premières applications professionnelles a être disponible dans le nuage.

Certes, chaque nouvelle édition sert également à tester des services qui ne seront pas conservés dans les versions suivantes. Par exemple, les SCR, LCR, CCR et SCC (http://bit.ly/U79qYH) d’Exchange 2007 n’auront existé que le temps d’une version, et auront été à l’origine de bien nombreux articles. Ce fût aussi le cas avec Exchange 2000, avec les Exchange 2000 Server Chat Service et Microsoft Exchange 2000 Conferencing Server qui auront été les ancêtres de Microsoft Office Communications Server.

N’oublions pas que Microsoft Exchange a été conçu alors que l’Internet n’était qu’une bizarrerie d’étudiants et de chercheurs universitaires. Bâti sur un protocole de transport X.400 (http://bit.ly/9zpA9C), une identification des utilisateurs basée sur la norme X.500, il a évolué vers des protocoles « tout Internet », tels que HTTP, SMTP et LDAP.

Ces protocoles d’ailleurs n’ont pas totalement disparus d’Exchange, y compris dans la version 2013. Oui, oui, vous avez bien lu : D’une certaine manière, Exchange 2013 est toujours compatible avec des messageries telles qu’Exchange 4.0, MSMail ou Cc:Mail comme l’explique la fiche de la base Technet http://bit.ly/RzP2R3. On ne sait jamais… Sans doute est-ce prévu dans le cas où vous retrouveriez quelques utilisateurs coincés dans une faille spatio-temporelle ?

Exchange a su également s’approprier les tendances générationnelles de son époque, comme le protocole NNTP (Network News Transfer Protocol) ou le protocole IRC (Internet Relay Chat), et les a retiré dès que ces fonctions ont été portées par d’autres produits : Tahoe (SharePoint) et Greenwich (OCS).

Enfin, certaines technologies ont la dent dure. J’en citerai deux comme exemples : Les dossiers publics et les FE/BE (Front-end et Back-end).

Pour une fonctionnalité qui avait été condamnée à mort lors de la sortie d’Exchange Server 2007, les dossiers publics reviennent plutôt en forme. Jusqu’à la sortie d’Exchange 2013, Microsoft déconseillait d’avoir recours à cette technologie et encourageait les utilisateurs à migrer vers SharePoint. Retournement de situation en 2013, puisque les dossiers publics de Microsoft Exchange 2013 ont été améliorés afin de bénéficier des technologies de haute disponibilité et de stockage existantes de la base de données de boîtes aux lettres. En clair, cela signifie que les dossiers publics sont gérés comme n’importe quelle banque d’information privée, et peuvent faire partie d’un DAG (Database Availability Group). Si cela ne change rien du point de vue de l’utilisateur, quelques modifications sont à prévoir pour les administrateurs, au sens où la réplication et la base active demandera de revoir quelque peu votre organisation. Il semble toutefois que cette décision soit assez récente, car les dossiers publics ne seront pas accessibles depuis Outlook Web App ni par Outlook 2013 dans un premier temps (http://bit.ly/WiGi3c)

Avec Exchange 2013, Microsoft a souhaité simplifier les rôles serveurs qu’il avait introduits avec Exchange 2007. Souhait complètement exaucé puisque l’architecture a été tellement simplifiée que nous voici revenus à une architecture frontale (Front-end) et dorsale (Back-end). J’emprunterai le titre humoristique d’un de mes collègues bloggeur anglo-saxon : « Microsoft Exchange goes back to the future with server roles ».

La boucle est bouclée : En 2003, nous écrivions des articles sur les architectures FE/BE et sur les dossiers publics… en 2013, nous écrirons des articles sur les architectures FE/BE et sur les dossiers publics. Vous voyez, on avance bien, non ?

Que sera Exchange dans dix ans ?

C’est une bonne question. Qui sait ? Exchange s’adapte toujours aux événements conjoncturels : Aujourd’hui, les tablettes tactiles, l’ultra socialisation des utilisateurs. La version 2013 en est la preuve, pour ceux qui ont déjà joué avec Outlook Web App 2013.

Le marché de la messagerie électronique continue à grossir. Le groupe Radicati estime que nous sommes un peu plus de 2,1 milliards d’utilisateurs professionnels et particuliers à nous servir d’une boîte aux lettres électronique, et selon leur projection, nous serons 2,7 milliards dans quatre ans (Source : http://bit.ly/TrxdAp). Le trafic mondial quant à lui est estimé aujourd’hui à 144 milliards de messages électroniques par jour (dont 89 milliards émis par les entreprises) et devrait atteindre 192 milliards messages/jour en 2016. Donc, si la crise existe, ce n’est certes pas en ce qui concerne la messagerie électronique asynchrone. A voir ces chiffres, il semblerait même que le volume de correspondances échangées via les messageries instantanées ou les réseaux sociaux soient sans impact majeur sur la croissance du volume de messages électroniques traditionnels.

La tendance la plus importance en entreprise semble être la croissance rapide des interfaces clients web (+13% de croissance – de 629 millions en 2012, nous passerions à 1 milliard à la fin de 2016), sans doute lié à l’accélération de l’adoption du cloud computing pour la messagerie par les entreprises.

Mais est-ce qu’à l’intérieur de l’entreprise il en sera de même ? Selon Thierry Breton, les salariés usent de 16 heures par semaine pour simplement regarder leurs mails dont, au final, seulement 15% sont utiles. La SSII va supprimer l’e-mail en interne pour le remplacer par un réseau social d’entreprise sur la base de la solution BlueKiwi, rachetée il y a quelques temps par Atos. Le RSE d’Atos va être progressivement déployé dans l’entreprise pour concrétiser le programme « zero email » d’ici 2014. Des premiers tests ont eu lieu en août dernier avec un déploiement effectif à partir d’octobre 2012 sur certaines filiales de la SSII.

Quoiqu’il en soit, ces dix années à écrire sur Exchange ont été extraordinaires au travers d’Exchange Magazine, et désormais IT Pro Magazine. Mais cela n’aurait pas pu être possible sans vous, et je tenais à vous associer et vous remercier chaleureusement, que vous découvriez ce magazine aujourd’hui ou que vous soyez un fidèle lecteur depuis des années.

Ca y est ! Je suis prêt pour dix nouvelles années. Et vous ?

Pour IT Pro Magazine, Janvier 2013

Stratégies – Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités

27 novembre 2012

Arnaud Alcabez

« La responsabilité est le devoir de répondre de ses actes, toutes circonstances et conséquences comprises, c’est-à-dire d’en assumer l’énonciation, l’effectuation, et par suite la réparation voire la sanction lorsque l’obtenu n’est pas l’attendu. »

Selon Nelly Fesseau (Terra Nova), le poids du numérique dans l’économie est de 6% en France et de 13% aux Etats-Unis, et celui-ci ne fait qu’augmenter au fil des années, avec l’Internet, le Cloud Computing, les téléphones mobiles et les technologies de géolocalisation.

L’émergence de ces technologies a favorisé la puissance de « World companies » telles que Google, Facebook, Apple, Amazon, Twitter, Microsoft, etc. Comme le dit la citation apocryphe « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », or ces entreprises ont encore fort à faire en matière de responsabilité dans un grand nombre de domaines.

Sur la photo du diner du 17 février 2011 dans la Silicon Valley, en partant de Barack Obama, Président des Etats-Unis d’Amérique, dans le sens des aiguilles d’une montre : Steve Jobs, CEO d’Apple; Steve Westly, Partenaire, Westly Group; Ann Doerr, épouse de John Doerr; Eric Schmidt, CEO de Google; Art Levinson, Président de Genentech; John Chambers, CEO de Cisco; John Doerr, Partenaire, Kleiner Perkins; Larry Ellison, CEO d’Oracle; Reed Hastings, CEO de Netflix; John Hennessy, Président, Université de Standford; Carol Bartz, CEO de Yahoo!; Nick Costolo, CEO de Twitter; Valerie Jarrett, conseillère senior à la Maison Blanche; Mark Zuckerberg, CEO de Facebook.

Réduire l’empreinte carbone et sélectionner les meilleures sources pour le mix énergétique

S’il est évident qu’un centre de données hébergeant les infrastructures de 300 entreprises vaux mieux que si chaque entreprise disposait de ses propres ressources, les grands fournisseurs ont désormais la taille critique dans leurs différents pays pour être des modèles et des locomotives pour pousser les énergies renouvelables et l’utilisation des smart grids d’un bout à l’autre du réseau de distribution. C’est en bonne voie, même si on revient de loin : Hier en 2008 et 2009, le datacenter de Santa Clara (Californie) de Microsoft a été listé parmi les plus gros pollueurs de la Baie de San Francisco car il utilisait un générateur diesel. Depuis février 2010, Google Energy LLC est une société de Google autorisée par la FERC (Federal Energy Regulatory Commission) à produire, acheter et revendre des énergies non polluantes et renouvelables sur le réseau électrique américain.

Lectures :

http://www.apcmedia.com/salestools/DBOY-7EVHLH_R0_FR.pdf
http://images.wordlesstech.com/wp-content/uploads/2012/11/The-Cost-of-Powering-the-Internet-2.jpg
http://www.slate.fr/lien/65387/cout-energetique-internet-centrales-nucleaires
http://www.greenwavereality.com/
http://www.journaldunet.com/solutions/expert/52822/des-data-centers-pour-reduire-sa-facture-energetique.shtml
http://docs.zigbee.org/zigbee-docs/dcn/11-5355.pdf

Smartphones et tablettes : Entre le financement des guerres pour le coltan et la pollution des sols par métaux lourds

Pour réaliser certains composants électroniques utilisés dans la fabrication des téléphones portables, des ordinateurs, des caméras vidéos mais aussi des systèmes hautement spécialisés comme les satellites et les réacteurs, on utilise un minerai plutôt rare et précieux (ce qui lui vaut le nom d’or gris) : le coltan. Pour certains de ces produits technologiques il n’existe pas d’alternative au tantale extrait du coltan, en particulier pour les appareils de communication sans fil. L’Afrique, à elle seule, posséderait 80 % de ce minerai, réparti notamment dans la zone des grands lacs (les deux Congo et la frontière avec le Rwanda) d’où est issue plus de ¾ des réserves africaines. Alors que ce minerai aurait pu permettre aux pays africains producteurs de peser sur les marchés parmi les plus stratégiques et juteux de planète et de disposer d’une source de revenus importante pour leurs économies, ce minerai sème plus de désolation que de valeur ajoutée économique et sociale. Le coltan est au cœur d’un conflit en RDC qui a fait déjà 5 millions de morts, et où les exportations échappent au contrôle des états, les sociétés traitant directement avec les groupes ayant accès au précieux minerai.

Mais à l’autre bout de la chaine, ce n’est guère mieux. Une grande partie des téléphones usagés finissent dans des décharges ou sont exportés vers des sites de recyclage informel en Asie. Ces produits chimiques, qui entraînent des malformations congénitales, des difficultés d’apprentissage et d’autres graves problèmes de santé, ont été retrouvés dans le sol à des niveaux dix à cent fois supérieurs à la normale sur des sites de recyclage en Chine. Ainsi, les entreprises telles que Apple, Samsung, LG, HTC, en mettant sur le marché de plus en plus rapidement de nouvelles versions de leurs produits ne font qu’accélérer le processus.

Lorsque dans plusieurs années, on sera en mesure de juger les désastres écologiques et humains, ces entreprises pourront-elles dire « nous ne savions pas ? ». Aujourd’hui, toutes ferment les yeux, alors qu’elles devraient se soucier de mettre en œuvre un cycle vertueux, allant de l’extraction de leurs matières premières au recyclage de leurs produits frappés d’obsolescence commerciale. Malheureusement, nous sommes au point zéro, et seules des ONG et certains mouvements comme les Anonymous tentent d’avertir le public pendant que ces sociétés multimilliardaires continuent à engranger les profits en toute impunité.

Lectures :

http://observers.france24.com/fr/content/20081112-coltan-minerai-sang-congo
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/10/05/du-poison-dans-mon-smartphone_1770564_3244.html
http://www.planetoscope.com/electronique/305-nombre-de-telephones-mobiles-jetes-dans-le-monde.html

Vers un comité international d’éthique pour la recherche informatique

Enfin pour terminer, il y aurait fort à faire à créer un grand comité mondial d’éthique en informatique, à l’instar de ce qui a pu se faire concernant la génétique. La frontière entre une informatique dont le but est de servir les hommes et une informatique dont l’objectif est de mieux les asservir devient de plus en plus ténue.

Entre des armes autonomes (drones et autres robots) pouvant tuer sur la base d’un algorithme et qui n’ont d’ailleurs aucun statut juridique au sens où elles n’existaient pas lors de la ratification des différents traités, à la présomption de crimes, où à la vente et l’utilisation des dernières technologies dans des pays ne respectant ni les droits de l’homme, ni ceux des femmes, du moins, du point de vue de notre monde occidental, le monde a besoin de garde-fous.

En fait, ce n’est pas parce qu’une chose est possible qu’elle est permise ou non-interdite. De même, ce n’est pas parce qu’une chose est légale qu’elle est morale ou déontologique. Ce sera certainement le chantier le plus difficile, étant donné les rapports complexes entre l’Ethique, la Morale, la Déontologie, le Droit et la Loi.

En tout cas, c’est à mon sens une question qui va réellement se poser d’ici quelques années, et en revoyant les photos du diner du 17 février 2011, je me disais que lever sa coupe de champagne était peut-être un peu prématuré…

Lectures :

http://www.rue89.com/2012/11/23/un-terminator-operationnel-dici-vingt-ans-les-ong-salarment-237239
http://www.france24.com/fr/20121123-sms-arabie-saoudite-femme-alerte-sortie-pays-pistage-mari-tuteur-technologie-polemique
http://betanews.com/2012/08/09/microsoft-and-nypd-make-new-precrime-tool-hopes-you-wont-get-a-red-ball/
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/pccs/documents/rc_pc_pccs_doc_20020228_ethics-internet_fr.html


(Pour IT Magazine, Janvier 2013)

Cloud Computing – De l’artisanat de 2012 à la révolution industrielle de 2016

26 novembre 2012

Arnaud Alcabez

Surfant sur le Cloud Computing, il ne se passe pas un jour sans qu’une nouvelle entreprise annonce la création d’un datacenter et se lance dans la commercialisation de services en ligne. Toutefois, à court terme, peu d’entre elles seront à même de continuer leur activité au regard des normalisations et réglementations qui vont voir le jour entre 2013 et 2016. Je vous propose dans cet article de passer en revue ce qui nous attend dans les années à venir…

La Commission Européenne a défini fin 2008 un code de bonne conduite énergétique pour les centres de données, l’ »EU Code of Conduct for Data Centres ». Le statut « Corporate » est délivré aux centres de données qui ont démontré que l’ensemble de leurs sites répondait aux exigences énergétiques les plus strictes édictées par ce code de bonne conduite révisé chaque année. Le code de bonne conduite version 2012 est disponible ici. Le Power Usage Effectivness (PUE), ainsi que les métriques ITTE et ITEU devraient d’ailleurs très prochainement devenir une norme ISO, avec les travaux initiés par The Green Grid au travers d’un groupe de travail nommé JTC1. The Green Grid espère arriver à une normalisation ISO en 2013.

Parallèlement, les travaux concernant la sécurité du Cloud Computing (ISO 27017 – Information Technology — Security techniques — Security in cloud computing, et ISO 27018 – Information Technology — Security techniques — Code of practice for data protection controls for public cloud computing services) devraient également aboutir d’ici 2013.

Le Cloud Computing disposera bientôt de sa propre norme internationale. L’ISO (International Organization for Standardization) travaille actuellement sur ce projet qui devrait déboucher sur la publication d’une norme Cloud entre 2014 et 2016. En France, cette normalisation est gérée par l’Afnor. Portée avec force par la Chine et la Corée du Sud, candidates pour héberger les données et les applications de la planète, la normalisation ISO du Cloud Computing est étroitement mais diplomatiquement surveillée par les grands acteurs du logiciel et du matériel.

De notre côté, le cadre européen de la protection des données personnelles, mis en place par une directive de 1995 (directive n°95/46/CE) est considéré comme obsolète, du fait des évolutions technologiques et de l’émergence des nouveaux usages.

Le 25 janvier 2012, la Commission Européenne a rendu publique sa proposition globale fixant un nouveau cadre législatif à la protection des données au sein de l’Union Européenne. Le choix de la Commission Européenne en faveur d’un nouveau règlement pour fixer le nouveau cadre général résulte du constat que les disparités des lois nationales ayant transposé la directive de 1995 étaient sources de confusion et d’insécurité juridique tant pour les personnes physiques dont les données personnelles sont traitées que pour les organisations mettant en œuvre les traitements.

Ainsi, le nouveau projet de règlement vise à renforcer et réformer le cadre de la protection des données personnelles en Europe sur trois axes :

  • Protection renforcée des données personnelles des particuliers,
  • Réduction des obligations administratives des entreprises,
  • La libre circulation des données personnelles, en Europe.

En simplifiant les formalités administratives pour les entreprises, la Commission Européenne soumettra ces dernières à des obligations accrues en termes de transparence et de traçabilité des données.

La Commission Européenne propose donc un cadre adapté aux évolutions technologiques et à l’émergence des nouveaux usages, qui protège les personnes (droit fondamental) et les données (droit d’application).

Elle reste toutefois une politique se distinguant de celle des Etats-Unis où l’important n’est pas tant de protéger les données, mais en premier lieu de savoir à qui elles appartiennent, car à quoi sert de définir des lois sur la protection ou la libre circulation des données personnelles, si on n’a pas d’abord tranché sur ce que veut dire « personnel » ?

Politique de « Privacy by design »

Les mesures actuelles de protection de la vie privée sont des mesures « réactives », c’est-à-dire que l’on attend qu’une atteinte à la vie privée ait lieu pour agir. En conséquence, on intervient en aval au lieu d’intervenir en amont pour prévenir l’atteint. Le concept de « Privacy by design » consiste à concevoir des produits et des services en prenant en compte dès leur conception les aspects liés à la protection de la vie privée et des données à caractère personnel. Il implique également le respect de ces valeurs tout au long du cycle de vie du produit ou du service concerné.

Binding Corporate Rules for Processors

Les Binding Corporate Rules (BCR) constituent un code de conduite, définissant la politique d’une entreprise en matière de transferts de données. Les BCR permettent d’offrir une protection adéquate aux données transférées depuis l’Union européenne vers des pays tiers à l’Union européenne au sein d’une même entreprise ou d’un même groupe.

Mise à charge du responsable du traitement : l’étude d’impact obligatoire en amont du processus de collecte

L’analyse d’impact est un ensemble de documents à produire lorsque le traitement risque, de par la nature des données collectées ou de l’objectif du traitement, de porter atteinte aux droits et libertés de la personne concernée, le responsable de traitement doit effectuer une évaluation préalable de l’impact du traitement envisagé sur la protection des données personnelles. Cette obligation s’impose dès lors que les données traitées concernent la vie sexuelle, la santé, la race ou l’origine ethnique, etc., mais aussi lorsque le traitement vise à évaluer la performance professionnelle, la solvabilité, la situation économique, le comportement. Cette analyse d’impact devra contenir une description générale du traitement envisagé pour ces données, une évaluation des risques pour les droits et les libertés des personnes concernées, et les mesures qui seront mises en œuvre pour assurer la protection des données collectées. Enfin, les personnes concernées par ce traitement ou leur représentant devront être consultés pour afin avant le début de la collecte et l’évaluation préalable effectuée devra être accessible au public.

Droit à l’oubli et droit à la portabilité des données

Le « droit à l’oubli », permet aux utilisateurs de demander l’effacement des renseignements les concernant et un « droit à la portabilité des données », leur donne la possibilité de transférer leurs données personnelles d’une entreprise à une autre.

De la coresponsabilité du traitement entre le client et son fournisseur, et de transparence et de traçabilité des données personnelles

Le texte prévoit l’application d’une responsabilité conjointe aux co-responsables de traitements, si les obligations mutuelles des parties, vis-à-vis des dispositions du règlement, n’ont pas été préalablement définies contractuellement. Cela signifie qu’en l’absence de contrat détaillant précisément le rôle et les obligations, tant de votre entreprise que de ses partenaires co-responsables de traitements, une personne concernée pourrait, dans l’exercice de ses droits, se retourner vers n’importe lequel des co-responsables de traitement. Cette coresponsabilité est liée à la notion d’accountability. Elle consiste à imposer au responsable des traitements une obligation de transparence et de traçabilité des données personnelles.

Désignation obligatoire d’un Correspondant Informatique et Libertés et changement de rôle

Jusqu’à aujourd’hui, le Correspondant Informatique et Libertés (ou CIL) a un rôle consultatif. Celui-ci est chargé d’assurer, d’une manière indépendante, l’application interne des dispositions nationales et de tenir un registre des traitements garantissant de la sorte que les traitements ne sont pas susceptibles de porter atteinte aux droits et libertés des personnes concernées. Il agit en tant qu’expert de la protection des données dans sa mission de régulation et de conseil. Ainsi, il est non seulement chargé de veiller à ce que son employeur respecte ses engagements en matière de conservation des données personnelles, mais, au-delà, il peut le conseiller sur la meilleure façon de suivre la réglementation et les recommandations de la CNIL.

Rendu obligatoire pour les entreprises de plus de 250 personnes, son rôle devient responsable de la bonne exécution des traitements. Il aura en charge :

  • D’informer et de conseiller sur les obligations du responsable de traitement et du sous-traitant découlant du règlement,
  • De conserver une trace documentaire de cette activité et des réponses reçues,
  • De contrôler la mise en œuvre et l’application des règles internes en matière de protection des données,
  • De répartir les responsabilités, la formation du personnel, les audits,
  • De contrôler la mise en œuvre du règlement,
  • De veiller à ce que la documentation soit tenue à jour,
  • De contrôler la documentation, la notification, et la communication en cas de violation de données à caractère personnel,
  • De vérifier que l’analyse d’impact a bien été réalisée,
  • De vérifier qu’il a été répondu aux demandes de l’autorité de contrôle,
  • D’être le point de contact pour l’autorité de contrôle.

Ainsi la fonction du CIL prend une responsabilité civile et potentiellement pénale. Il est donc conseillé de faire évoluer ce rôle afin qu’il ne soit plus confié à un seul individu, mais à une personne morale, pouvant par exemple l’organisme de contrôle interne de l’entreprise ou un cabinet d’audit. Oui, oui, vous avez bien lu, le CIL sera coupable s’il ne dénonce pas son patron en cas de non-respect de la protection des données personnelles, ce qui risque de rendre sa position relativement inconfortable s’il est rattaché directement à la direction des systèmes d’information.

Quel sera le nombre de fournisseurs qui arriveront à survivre à cette standardisation sans rompre leur modèle économique ? En tout cas, cela aura sans doute pour effet de consolider le marché, les entreprises les plus solides absorbant les plus faibles économiquement qui n’auront pas les moyens de se lancer dans une nouvelle phase de transformation et de normalisation de leurs centres de données.

J’en profite pour remercier le cabinet Alain Bensoussan pour leurs petits déjeuners débats, et plus particulièrement de celui du 21 novembre 2012 sur le thème « Anticiper l’adoption du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles », qui m’a permis de réaliser cet article.

A lire :

Proposition de la Commission Européenne relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données (règlement général sur la protection des données) : http://www.senat.fr/europe/textes_europeens/e7055.pdf

(Pour Cloud Magazine, Décembre 2012)

Stratégies – Le Cloud Computing, une agriculture industrielle du numérique

13 novembre 2012

Arnaud Alcabez

D’après le Cisco Cloud Index, le trafic mondial au sein des datacenters devrait atteindre 4,8 zettaoctets d’ici 2015, contre 1,1 en 2010. Rappelons qu’un zettaoctets représente l’équivalent de 66,7 milliards d’heures de musique en streaming, ou de 15,5 milliards d’heures de Web conférence d’entreprise avec une webcam, ou encore de 4,8 milliards d’heures de visionnage de vidéo haute-définition en streaming.

Si on regarde de plus près l’évolution du stockage sur une période de 30 ans, son coût au giga-octet ne fait que diminuer au fil des années :

  • 1981 : $300.000
  • 1987 : $50.000
  • 1990 : $10.000
  • 1994 : $1.000
  • 1997 : $100
  • 2000 : $10
  • 2004 : $1
  • 2012 : $0,10

Dès lors que les entreprises, de plus en plus dépendantes et dans l’obligation de conserver le patrimoine informatique commun et individuel, continuent à investir, les besoins de maintenance des infrastructures suivent. Aujourd’hui, le stockage informatique pèse pour plus d’un tiers du marché mondial de la maintenance (soit 31 milliards de dollars sur un total de 86 milliards), et son poids ne devrait qu’augmenter sous l’effet de deux tendances :

  • Des besoins de plus en plus nombreux et consommateurs d’espace disque (Big data, virtualisation de postes de travail et de serveurs, boîtes aux lettres perpétuelles, profilage des utilisateurs et mise à disposition de leurs archives, fichiers de cache pour l’expérience utilisateur en mode déconnecté, portails documentaires et outils de réseaux sociaux de plus en plus nombreux, plans de reprise sur incident et haute disponibilité, self-BI, etc.)
  • Des matériels de plus en plus performants mais de plus en plus fragiles et complexes, marqués par une obsolescence plus prononcée.

Par exemple, en l’espace de dix ans, le nombre d’entrées/sorties entre l’application et son stockage pour un produit comme Exchange Server a été réduit de 99% et le prix du stockage réduit par dix !

Alors, doit-on régulièrement migrer ses données d’un espace de stockage à un autre et affiner fréquemment nos « champs de données » afin d’en tirer le meilleur parti au plus faible coût de production ?

Si nous prenons comme exemple une boîte aux lettres d’un utilisateur, de 25 Go d’espace disponible, redondée et sécurisée en considérant un amortissement sur trois ans, le coût de production pour l’entreprise en se basant sur des technologies récentes n’est que de $0,20 par mois, par utilisateur. Avec une technologie datant de 3 ans, elle est de $2 par mois, et avec une technologie de 10 ans, de $20 par mois. Sans commentaires…

Le cloud computing, c’est donc changer d’échelle de valeur et introduire une nouvelle approche de TCO, celle en quelque sorte de l’agriculture industrielle du numérique. Passer du petit producteur que nous sommes, au grand propriétaire terrien. Parler de « giga brut » (la valeur du giga-octet de stockage brut) et de « giga transformé » (le coût de la transformation et de production de nos champs de données : messagerie, bases de données, etc.). Augmenter le rendement de vos espaces de stockage, c’est régulièrement en réduire le coût de possession et de production pour massifier la densité (volumétrie au m²) tout en diminuant la consommation électrique nécessaire pour produire vos données transformées. Et ce n’est qu’un début : L’industrie nous promet déjà dans un avenir proche des disques durs dopés aux gaz à faible densité pour réduire la facture énergétique, avec des gains escomptés entre 23% et 45% d’économie d’énergie (en watts) pour un 1 To utile.

Pour IT Pro, Novembre 2012

Stratégies – Le cloud au service de Sa Majesté

3 octobre 2012

Arnaud Alcabez

Ce mois, j’avais décidé de commenter le « Cloud à la française », mais il suffit d’aller voir le contenu de leurs sites ou leurs pages Facebook respectives (ici et ici) pour se rendre compte que… Ah non, j’l’ai déjà dit le mois dernier… Je me répète.

Le 2 octobre 2012, la conférence de presse organisée par Cloudwatt et dont l’introduction a été conduite par Mme la Ministre déléguée et chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique n’a pas vraiment convaincu les journalistes qui y étaient invités. Malgré les (très grandes ?) ambitions affichées dans la presse, aucune feuille de route concrète n’a été encore présentée. Cette stratégie de communication balbutiante semble au moins avoir réussi un objectif : Celui de provoquer une certaine colère des opérateurs de services existants, qui voient en Numergy et en Cloudwatt une concurrence déloyale.

En attendant que cela avance en France, je vous propose ce mois de découvrir que nos voisins anglais ont quelques longueurs d’avance, avec CloudStore. Lancé le 19 février 2012, le CloudStore est un magasin applicatif soutenu financièrement par le gouvernement britannique. Ce service en ligne est issu de l’offre de services G-Cloud destinée à ses administrations, et recense à ce jour plus de 257 sociétés fournissant plus de 1.700 applications et services en ligne (PaaS, IaaS, SaaS et prestations de conseils). Plus de la moitié des entreprises référencées sont des PME.

CloudStore est un magasin d’applications, validées et sécurisées, hébergées sur G-Cloud. Il a été développé sur la base de Microsoft Windows Azure par la société SolidSoft et se trouve hébergé sur les centres de données de la société Memset. La sécurité en a été confiée à SCC, au travers d’appels d’offres clairs et objectifs. Il y a bien entendu des positions parfois divergentes, il suffit d’aller voir le blog de Kate Craig-Wood, co-fondatrice de Memset pour s’en rendre compte, mais elles sont souvent réglées par le pragmatisme et la cohésion si caractéristiques de nos voisins d’Outre-Manche.

CloudStore a déjà eu un résultat très positif pour ses investisseurs. En remettant à plat les accords passés avec les grandes sociétés de services historiques avec lesquelles travaillaient les entreprises du secteur public, de nombreux prestataires ont dû réajuster leurs offres de services pour être référencées dans le catalogue CloudStore.

Certes, contrairement à la prise de conscience de notre gouvernement, le projet G-Cloud n’a pas démarré hier, et de nombreux documents ont été mis à la disposition du public pour plus de transparence. Par exemple, les livrables de la phase 2 (déroulée entre octobre 2009 et avril 2010) peuvent être téléchargés sur Internet. En janvier 2012, le CloudStore est entré en phase beta, et le gouvernement a passé un contrat de plus de 500 millions de livres sterling avec 30 fournisseurs pour le matériel et les logiciels pour le soutenir et l’opérer pendant deux ans, avec une option d’extension pour un an supplémentaire.

  1. G-Cloud Vision
  2. G-Cloud Commercial Strategy
  3. G-Cloud Strategic Outline Business Case
  4. G-Cloud Implementation Strategy
  5. G-Cloud Information Assurance Report
  6. G-Cloud Service Management, Organisational Structure and Governance
  7. G-Cloud Service Specification
  8. G-Cloud Technical Architecture
  9. G-Cloud Founding Principles

Pour IT Pro, Octobre 2012

Le cloud computing, le web sémantique, la mobilité: Des compétences plus que des métiers

26 juin 2012

Arnaud Alcabez

Au moment où les examens du baccalauréat viennent de se terminer en France, un site vient de publier la liste des formations « pour être sûr d’être au chômage après le Bac » :   1. Journalisme/Edition/Imprimerie 2. Commerce de gros et Import/export 3. Chimie 4. Industrie textile, cuir et confection 5. Agro-alimentaire 6. Droit 7. Social 8. Télécommunications 9. Beauté/Cosmétiques 10. Marketing/Communication/Publicité/RP

Les études en sciences humaines comme la psychologie et la sociologie sont réputées « bouchées ». Pourtant, elles n’apparaissent pas dans votre classement. La situation a-t-elle changé ? Réponse: Non, il y a toujours trop de monde dans ces filières mais elles ne sont pas dans le classement, car souvent les étudiants commencent dans cette filière mais ne terminent pas leurs études. :-s

Toutefois, les nouvelles technologies telles que la mobilité, le web sémantique, le cloud computing pour celles provenant de l’informatique (en gras) et les autres font que certains profils sont particulièrement recherchés, bien que ceux-ci n’existaient pas il y a encore quelques années.

1. Concepteur d’applications mobiles 2. Gestionnaire de communauté en ligne 3. Conseiller en développement durable 4. Spécialiste en référencement 5. Expert en bilan carbone 6. Analyste de l’intelligence sur les médias sociaux 7. Consultant en Home Staging 8. Journaliste vidéo 9. Paysagistes ou architectes spécialisés dans les murs et toits végétalisés 10. Stratège en médias sociaux

Pour autant, quelle durée de vie faut-il attendre de ceux-ci ? Il y a de grandes chances que la plupart aient disparus dans 10 ou 20 ans au gré des technologies naissantes. Au final, il ressort qu’il parait plus important et moins risqué de développer ses skills (compétences) dans des domaines variés, aussi bien techniques que métiers, que véritablement se former à un travail dont le futur n’est jamais garanti.

Source: http://www.challenges.fr/emploi/20120625.CHA7886/etude-quelle-formation-faire-apres-le-bac-pour-etre-sur-d-etre-au-chomage.html