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Articles Tagués ‘Exchange Online’

Office 365 – Quoi de neuf pour la prochaine version

3 juillet 2012

Arnaud Alcabez

D’ici quelques semaines, une nouvelle phase de communication autour de la prochaine génération des produits de la gamme Office devrait débuter. Ces nouvelles versions devraient impacter Office 365 au sens où cette ligne de services devrait être mise à niveau avec les toutes dernières versions des applications comme Exchange, SharePoint, et Lync.

A quoi faut-il s’attendre ? Tout d’abord, il est probable que la migration vers les dernières versions soit uniquement du ressort des équipes internes des centres de données Microsoft, ce qui est plutôt une bonne chose si on compare à l’effort de migration qu’a pu coûter le passage de BPOS (la première génération des services SaaS de Microsoft) à Office 365.

Quand : Pour le moment, il n’y a pas de date prévisionnelle de disponibilité, mais cela va sans dire que la disponibilité de la nouvelle version d’Office 365 est conditionnée à la fourniture des logiciels serveurs Exchange, SharePoint et Lync en version 2012/2013.

Quels sont les impacts dans l’entreprise ? Côté messagerie, étant donné que le service Exchange Online sera basé sur Exchange 15, il ne devrait pas avoir d’impact pour les utilisateurs, sachant qu’Exchange 15 devrait supporter les mêmes clients qu’Exchange 2010, soit Outlook 2010, Outlook 2007, Entourage 2008 for Mac, Outlook for Mac 2011. A cette liste, il faudra sans doute ajouter la prochaine version du client Office dès qu’elle sera disponible. C’est sans doute cette dernière qui fera partie du pack entreprise qui contient la distribution « As a service » du client bureautique Office.

D’ailleurs, la date du support d’Office 2007 a été redéfinie au 10 octobre 2012 pour le support standard et le 10 octobre 2017 en support étendu, à condition d’avoir appliqué le service pack 3.

Pour les périphériques mobiles, là encore, cela risque de se passer sans aucun soucis, avec peut-être un bémol en ce qui concerne les BlackBerry, pour la raison que ceux-ci n’utilisant pas les services Exchange ActiveSync, ils dépendent de la compatibilité du centre de données de RIM sur lequel les Smartphones sont enregistrés.

En fait, l’impact sera certainement plus lié aux changements visuels des interfaces d’administration, du client Outlook Web App, et du portail SharePoint, qui devraient s’habiller de Metro, c’est-à-dire de la nouvelle charte graphique des applications et clients de Microsoft pour les années à venir, afin de répondre à certaines exigences fonctionnelles, comme le support des tablettes tactiles. Si ce changement peut demander un petit temps d’adaptation pour les interfaces d’administration et l’interface client de la messagerie en mode web, elle sera sans doute plus complexe en ce qui concerne les portails collaboratifs déployés avec SharePoint Online. En cherchant bien sur Internet, vous devriez aisément trouver des aperçus des prochaines interfaces graphiques.

Il est certainement trop tôt pour avoir des informations quant au(x) mode(s) de mise(s) à jour que Microsoft choisira dans le futur pour basculer ses clients Office 365 vers la nouvelle interface. Par exemple, est-ce que les trois centres de données seront mis à jour simultanément ou de manière décalée ? Sera-t-il possible de choisir la date de sa bascule ? Pourra-t-on choisir de limiter la bascule à quelques postes pour vérifier la conformité avec l’existant ? Sera-t-il possible de vérifier le fonctionnement de mes scripts PowerShell ou des services exposés par EWS afin de basculer ?, autant de questions qui trouveront sans doute leurs réponses petit à petit au cours du deuxième semestre.

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Office 365 – Etat d’avancement du plan de transition de Microsoft BPOS vers Microsoft Office 365

2 mai 2012

Arnaud Alcabez

28 Juin 2011, Microsoft Office 365 était rendu public et accessible dans 20 langues et 40 pays. A partir de cette date, les clients qui utilisaient Microsoft Business Productivity Online Service (BPOS) ont été invités à réaliser leur transition vers cette nouvelle version. S’il y a eu quelques clients en avance de phase pour roder le processus de migration entre Juin et Septembre 2011, le plan de transition n’a réellement démarré qu’à partir de Septembre 2011 avec l’objectif d’avoir migré la totalité des utilisateurs de BPOS vers Office 365 en un an. Où en est-on au bout de 8 mois ?

La moitié des clients et un tiers des boîtes aux lettres ont été transférés vers Office 365. La transition de plus de la moitié des clients et d’un tiers des boîtes aux lettres sur la Microsoft Business Productivity Online Suite (BPOS) vers Office 365 a été exécutée. Cela comprend plus de 50 très gros clients qui disposaient d’un nombre de boîtes aux lettres élevé, incluant au passage la transition de milliers d’appareils BlackBerry vers le service en ligne de RIM Blackberry.

Microsoft continue à tenir compte du programme de transition de ses plus gros clients afin d’éviter qu’une capacité inutilisée leur soit réservée durant le week-end. Pour atténuer le risque de compromettre le programme de transition des autres clients, les clients avec un déploiement important souhaitant reporter leur date de transition prévue devront fournir trois dates préférées entre aujourd’hui et le mois d’août pour que la transition puisse être exécutée. Ils seront regroupés en lots en fonction de la capacité disponible.

Ceci sous-entend que même si l’éditeur accuse certainement un léger retard sur son plan de migration originel, il devrait tenir ses objectifs, sachant que ceux-ci sont une nécessité pour envisager la prochaine montée de version de son environnement Office 365 avec les composants (Exchange, Lync, SharePoint, Office et Office Web Apps) de la « Wave 15 », prévus plus ou moins entre la fin d’année 2012 et début 2013. Microsoft n’envisageant sans doute pas de maintenir sur ses centres de données trois générations de services en ligne (BPOS, Office 365 et Office 365 vNext), il est prévu que tous les comptes encore sous BPOS soient migrés vers Office 365. La migration entre Office 365 et Office 365 vNext devrait être par contre beaucoup plus simple, principalement dû au fait que les produits sont désormais conçus afin d’être exploités dans un environnement Cloud Computing, qu’il soit on premise – en cloud privé, hybride ou purement online – en cloud public.

Office 365 – Connect and Collaborate Virtually Anywhere, Anytime (Livre gratuit)

20 mars 2012

Arnaud Alcabez

Ce livre (ISBN 9780735656949), écrit par Katherine Murray est désormais offert sous sa forme électronique. Vous pouvez le télécharger au format PDF, EPUB et MOBI. Pour le télécharger au format PDF, cliquez ici. Pour le télécharger au format EPUB ou MOBI, cliquez ici. Le sommaire du livre peut être consulté à cette adresse.

Office 365 – Revoir son architecture pour le support du nouvel iPad ?

11 mars 2012

Arnaud Alcabez

L’annonce du nouvel iPad faite en milieu de semaine dernière pose un débat à propos de l’impact que ce dernier peut représenter sur la consommation des infrastructures réseaux. Depuis que ce type de périphérique est commercialisé, il a été constaté un accroissement de 25% du trafic réseau sur les bornes WiFi, si on en croit les retours d’expériences réalisés par des chaînes hotelières. Ainsi, un iPad consomme 300% de trafic réseau supplémentaire en un mois qu’un iPhone, et cette première conclusion risque d’être explosée avec l’arrivée du nouvel iPad d’Apple.

Les optimisations dont jouit la dernière tablette d’Apple, comme la 4G, l’augmentation de la résolution de l’écran et le nouvel appareil photo/vidéo, vont sans aucun doute entrainer une augmentation des ventes.  Capable de réutiliser le contenu HD avec une meilleure résolution qu’une TV HD de 1080p, elle devrait avoir besoin d’une bande passante trois fois plus large que pour un contenu standard. De manière générale, dans iOS 5.1, Apple a augmenté la limite de téléchargement en 3G. On peut désormais télécharger des applications jusqu’à 50 Mo sans passer par une connexion WiFi. Ce changement est loin d’être anodin : avec l’écran Retina du nouvel iPad, la taille des applications va augmenter de manière parfois significative.

L’application étant développée de manière unique sur l’AppStore, son concepteur doit modifier les ressources graphiques pour gérer le surplus de pixels. Concrètement, chaque élément qui compose l’interface est doublé, ce qui a un impact direct sur le poids du fichier. Au total, l’application grossit lors de son adaptation aux écrans Retina. L’impact est plus ou moins important en fonction des cas. Les applications qui utilisent surtout des éléments standard de l’interface iOS ne devraient pas être trop concernées. Plus l’interface est personnalisée, plus l’impact du passage au Retina va être important.

Ainsi, l’application « Localiser mes amis » passera de 12,8 Mo à 18 Mo. Tweetbot passera de 8,8 Mo à 26,4 Mo, et iGeneration pour iPad de 4,6 Mo à 11 Mo. Mais la palme revient à des applications exploitant totalement la nouvelle résolution, comme iMovie qui passera de 70 Mo à 400 Mo. Pages, Numbers et Keynotes se rapprochent des 300 Mo chacunes, et GarageBand frôle le giga-octets.

Cette inflation devrait également se ressentir dans les échanges entre les utilisateurs via leurs outils de communications, tels que la messagerie, le portail collaboratif et la messagerie instantanée. Imaginez un utilisateur d’iPad 3 qui envoie une vidéo ou plusieurs images à un autre utilisateur de votre entreprise via les services Office 365. Non seulement vous risquez de mettre à genoux votre réseau Wifi, mais également de constater une augmentation significative des bandes passantes entrantes et sortantes vers vos services en ligne.

Alors, faut-il revoir son architecture MDM/OTA à cause du nouvel iPad, c’est à dire, doubler la bande passante ou commencer à réfléchir sur la mise en place de QoS selon la nature de vos périphériques ? Telle est la question. « Si sur 100 personnes présentes sur une implantation, justes 20% utilisent le nouvel iPad, cela engendrera un trafic supplémentaire énorme sur le réseau Wi-fi », maintient O’Connell, manager, produit senior pour l’optimisation WAN chez Blue Coat Systems, en faisant référence aux spécificités techniques de l’appareil, notamment en matière d’appareil photo et caméra vidéo HD.

Office 365 – La réversibilité des données dans le cloud computing

20 février 2012

Arnaud Alcabez

Radicalement différent de l’année précédente, les Microsoft TechDays 2012 étaient plus nuancés sur l’utilisation du cloud computing par rapport à l’édition 2011 , où cette thématique était omniprésente et présentée comme une révolution par tous les acteurs du salon. Signe de son chemin vers la maturité, le cloud computing était toutefois bien présent sur les stands, mais plutôt comme une composante intégrée aux solutions présentées cette année. Il ressort néanmoins toujours quelques inquiétudes sur l’adoption de cette technologie dès qu’on aborde ce sujet : Quel ROI (retour sur investissement) attendre de ces solutions, et les garanties en matière de sécurité et de réversibilité des données lorsqu’elles sont stockées dans le nuage.

Dans cet article, nous allons étudier comment Microsoft Office 365, et plus particulièrement Exchange Online peut être conçu comme une solution disposant d’un possible retour arrière fluide.

Réversibilité : De quoi parle-t-on ?

Une difficulté réside déjà dans la définition même de ce qu’on entend par réversibilité. Lors de vos échanges avec des tiers, assurez-vous que vous partagerez bien la même définition « d’un système réversible ». Selon les interlocuteurs que vous croiserez :

  • Au sens minimum, la réversibilité consiste à conserver une copie des données « chez soi »,
  • Au sens large, la réversibilité est la possibilité de revenir à une situation antérieure si celle-ci est toujours viable,
  • Dans la pratique, on n’envisage que rarement de revenir au système passé, fût-il que vous l’ayez conservé, mais plutôt de se diriger vers un autre système ou un autre prestataire. Pour vulgariser, on parlerait plutôt de transférer les clés de votre système à une autre société d’hébergement,
  • En théorie, les organismes indépendants, comme le Cigref par exemple, définissent la réversibilité de manière assez théorique et sans trop tenir compte des réalités du marché privé du cloud computing : « Les offres doivent être interopérables, réversibles et reposer sur des standards ouverts »,
  • Mais, en réalité, ce qui nous intéresse vraiment, c’est que le format des données et des applications « restituées » en fin de contrat puissent être exploitables par un client ou son nouveau prestataire, sans qu’il y ait une coupure du service – ou avec une coupure minime du service – pendant cette opération.

En fonction de la définition qui vous semblera la plus approprié dans votre situation, votre recherche vous conduira à examiner des solutions très différentes les unes des autres :

  • L’archivage et la sauvegarde de vos données :

Seule la donnée sera sauvegardée et les différentes informations relatives au service, telles que la sécurité, les permissions d’accès, les propriétés de la boîte aux lettres ou du service seront perdues. En clair, le service ne sera pas réversible. Ce besoin s’appuiera sur l’identification de solutions de sauvegarde On premises ou en ligne compatibles avec Office 365. Si le nombre de vos boîtes aux lettres est peu élevée, c’est aucun doute la solution la plus économique qui vous permettra de préserver vos données dans un format standard (.PST). Toutefois, la solution se heurtera à deux contraintes fondamentales.

▶     La capacité à pouvoir se servir de votre organisation Office 365 comme étant la source centrale de votre sauvegarde, du moins, si vous n’envisagez pas de sauvegarder vos postes de travail un par un à partir du client Outlook,

▶     Les volumes échangés entre Office 365 et votre solution de sauvegarde avec un débit Internet limité, ce qui pourrait vous conduire à soit limiter le nombre de postes que vous sauvegardez, soit limiter les tailles des boîtes aux lettres.

  • Les modèles hybrides de type On premises et On line

Vous cherchez une solution permettant de disposer d’une réversibilité partielle (à la boîte aux lettres) entre Office 365 et vos serveurs Exchange On premises. Cette solution passera par la mise en place du scénario de coexistence On premises et Online.

  • Les architectures de ré-internalisation

Vous cherchez une solution permettant de disposer d’une réversibilité intégrale vers vos serveurs Exchange On premises. Cette solution passera par la mise en place du scénario de coexistence On premises et Online.

  • Les architectures prédisposées à la transférabilité

Vous cherchez une solution permettant de disposer d’une réversibilité intégrale vers un cloud privé interne ou vers un cloud privé d’un partenaire. Cette solution passera par la mise en place du scénario de coexistence On premises et Online.

  • Les architectures prédisposées à la portabilité

Vous cherchez une solution de déplacement entre fournisseurs de cloud. Malheureusement, la portabilité entre fournisseurs cloud dans le modèle SaaS (Software As A Service) n’est pas d’actualité et ne le sera peut-être jamais au regard de la forte compétition qu’il existe entre les différents fournisseurs et l’absence d’un organisme fort et indépendant capable d’imposer des standards. Toutefois, dans ce scénario, les solutions de PaaS (Plateform As A Service) telles que Microsoft Windows Azure ou Amazon EC2 vous permettent d’installer un environnement Exchange dématérialisé sur des machines virtuelles tout en configurant vos zones DNS publiques afin qu’elles pointent vers cet environnement. Dans cette configuration, votre organisation Exchange devient « transportable » entre fournisseurs de machines virtuelles. En résumé, la portabilité d’un environnement Exchange entre fournisseurs cloud n’est pas à rechercher du côté des solutions de type SaaS, mais devient possible si vous envisagez de construire votre architecture dans le modèle PaaS. Si vous êtes déjà sur Office 365 et que vous vous intéressez à la portabilité, vous pourrez concevoir un plan de migration, via un scénario de coexistence, entre Office 365 et l’environnement Exchange que vous aurez construit sur Windows Azure.

Comment préparer la réversibilité ? Comment déployer et maintenir une architecture réversible ? Quels sont les facteurs de déclenchement de la réversibilité ? Comment exécuter la réversibilité ? Retrouvez la suite de cet article dans le prochain numéro d’Exchange Magazine.

En conclusion

Microsoft Office 365 offre à l’architecte et à l’administrateur des fonctions lui permettant d’assurer la réversibilité de la solution. Ces hypothèses et la mise en conformité du système doivent être conçues, testées, et vérifiées avant la mise en production, dès qu’il sera possible.

Nativement, les données contenues dans les boîtes aux lettres des utilisateurs Exchange sont synchronisées sur les postes des utilisateurs, et vous permet de réaliser des sauvegardes des fichiers .OST vers des fichiers .PST, ce qui garantit « out of the box » d’un niveau minimum de réversibilité.

Il n’existe pas de procédure de réversibilité réalisée de bout en bout par Microsoft, et Microsoft ne fournit pas d’extraction complète de vos données stockées sur leurs Datacenter. Celle-ci devra être réalisée par la même équipe ayant réalisé la migration de vos données locales vers Office 365. Si vous vous faites accompagner d’une société de service pour migrer vos données vers le cloud computing, n’oubliez pas de les challenger sur leur méthode et leur coûts en ce qui concerne la réversibilité.

La réversibilité des données stockées dans SharePoint Online et Lync Online demandent d’être traitées séparément. Pour SharePoint, la complexité de la réversibilité dépend de la manière dont vous aurez organisé votre environnement. Par exemple, si vous utilisez un environnement de pré-production local et que vous développez avec les Sandbox, la réversibilité devrait être grandement facilitée, via votre environnement de pré-production.

Enfin, la réversibilité peut s’avérer plus complexe pour des scénarios où les services SaaS sont joints. Par exemple, si vous utilisez les services en cloud computing de RIM (BlackBerry Business Cloud Service) pour gérer Online vos périphériques BlackBerry, il vous faudra également vérifier les conditions contractuelles et la méthodologie de réversibilité de ces différents dispositifs.

Office 365 – Problème de connexion avec Outlook ?

16 février 2012

Arnaud Alcabez

OCAT ou MOCAT est fait pour vous. OCAT ? L’outil Outlook Configuration Analyzer Tool fournit une méthode rapide et facile pour analyser votre profil Microsoft Office Outlook pour la plupart des configurations pouvant être la cause de problème dans Outlook. Cet outil peut être très utile pour les services de support technique lorsqu’ils sont surchargés ou qu’ils souhaitent industrialiser leur processus de dépannage client. Il est en outre un très bon outil de support lors de dépannage téléphonique et de manière préventive pour régler les petits dysfonctionnements proactivement.

L’outil est disponible gratuitement à partir du centre de téléchargement de l’éditeur.
http://www.microsoft.com/download/en/details.aspx?id=28806

Office 365 – Liste des ports TCP/IP

11 mai 2011

Arnaud Alcabez

Cet article présente la liste des ports à ouvrir et les adresses IP publiques des Datacenters Microsoft qui hébergent les services Office 365. Il concerne les administrateurs qui ne disposent pas de serveurs proxys supportant les caractères génériques, tel que *.outlook.com. Les configurations doivent désactiver l’authentification sur les proxys pour permettre à ces services de fonctionner correctement.

Pour les ports à ouvrir, vous devrez identifier les services dont vous avez besoin. Par exemple, si vous souhaitez autoriser un collaborateur à se connecter à sa boîte aux lettres au travers du protocole IMAP, vous aurez besoin des adresses IP des centres de données Microsoft et des ports à ouvrir pour le protocole SMTP que vous trouverez dans le dernier tableau. Pour le protocole IMAP, cela donnerait :

  • TCP/143 – Connexion par défaut non encryptée
  • TCP/465 – Connexion via TLS
  • TCP/993 – Connexion via SSL

Office 365 – Services TCP/IP Exchange Online et SharePoint Online

  •  94.245.117.128/25
  • 65.55.126.0/25
  • 65.55.181.128/25
  • 65.55.174.0/25
  • 65.55.113.64/26
  • 65.54.62.0/25
  • 65.55.94.0/25
  • 65.55.39.128/25
  • 213.199.174.0/25
  • 213.199.177.0/26
  • 213.199.177.0/26
  • 207.46.203.128/26
  • 207.46.198.0/25
  • 207.46.4.128/25
  • 207.46.58.128/25

Office 365 – Services TCP/IP FOPE (ForeFront Online Protection for Exchange)

  • 12.129.20.0/24 = 12.129.20.1 – 12.129.20.254
  • 63.241.222.0/24 = 63.241.222.1 – 63.241.222.254
  • 65.55.88.0/24 = 65.55.88.1 – 65.55.88.254
  • 94.245.120.64/26 = 94.245.120.65 – 94.245.120.126
  • 207.46.51.64/26 = 207.46.51.65 – 207.46.51.126
  • 207.46.163.0/24 = 207.46.163.1 – 207.46.163.254
  • 213.199.154.0/24 = 213.199.154.1 – 213.199.154.254
  • 213.199.180.128/26 = 213.199.180.129 – 213.199.180.190
  • 216.32.180.0/24 = 216.32.180.1 – 216.32.180.254
  • 216.32.181.0/24 = 216.32.181.1 – 216.32.181.254

Office 365 – Services TCP/IP Lync Online

  • 207.46.5.0/24
  • 207.46.7.128/27
  • 65.55.127.0/24
  • 65.55.121.128/27

Office 365 – Service MFG – login.microsoftonline.com (Microsoft Federation Gateway)

  • 207.46.150.128/25

Office 365 – Table des ports TCP/IP et protocoles utilisés

Protocole /Port Applications
TCP 443
  • Active Directory Federation Services (Role Serveur de Fédération)
  • Active Directory Federation Services (Role Serveur Proxy)
  • Portail Microsoft Online Services
  • Portail « My Company »
  • Microsoft Outlook 2010 et Outlook 2007
  • Entourage 2008 EWS/Outlook 2011 for Mac
  • Outlook Web App
  • SharePoint Online
  • Lync 2010 client (Communications depuis Lync Online vers un serveur Lync On premise)
TCP 25
  • Routage des messages
TCP 587*
  • Relais SMTP
TCP 143/993
  • Outil de migration simple IMAP4
TCP 995**
  • POP3
TCP 80 et 443*
  • Microsoft Online Services Utilitaire DirSync (Directory Synchronization)
  • Outil de migration simple Exchange
  • Outil de migration simple IMAP
  • Préparation pour l’outil de migration Exchange
  • EMC (Exchange Management Console)
  • PowerShell (Exchange Management Shell)
PSOM/TLS 443
  • Lync Online (outbound data sharing sessions). Remote user access to conferences for anonymous and federated users
STUN/TCP 443
  • Lync Online (outbound audio, video, application sharing sessions). External user access to A/V sessions and media
STUN/UDP 3478
  • Lync Online (outbound audio and video sessions). External user access to A/V sessions
RTC/UDP 50000-59999
  • Lync Online (outbound audio and video sessions)
STUN/UDP/RTP 49152-55000
  • Lync Online (outbound audio and video sessions). Audio media stream during A/V sessions
STUN/UDP/RTP 55001-61000
  • Lync Online (outbound audio and video sessions). Video media stream during A/V sessions
STUN/UDP/RTP 61001-65535
  • Lync Online (outbound audio and video sessions). Application Sharing

Notes :

*Le relais SMTP avec Exchange Online nécessite l’ouverture du port TCP/587 et l’activation du protocole TLS. Voir la fiche du TechNet pour plus de détails sur la manière de configurer le relais SMTP avec Exchange Online.

** Le service POP3 avec Exchange Online nécessite l’ouverture du port TCP/995 et l’activation du protocole SSL. Voir la fiche du TechNet pour plus de détails sur la manière de configurer le service POP3 avec Exchange Online.

**De plus amples informations sur les ports TCP/IP utilisés par Lync sont disponibles dans la fiche  TechNet.

Il est nécessaire d’ajouter votre domaine dans l’onglet “Autorisé/Allow » de votre serveur Edge si vous en disposez d’un et d’ajouter le nom FQDN suivant : « sipfed.online.lync.com ».

Assurez-vous que votre serveur Edge soit accessible sur le port TCP/5061 depuis Internet et que vous utilisez sur celui-ci un certificat valide.

Pour que l’audio et la video fonctionne correctement entre OCS 2007 R2 et Lync Online, vérifiez que votre NAT est configuré tel qu’expliqué ci-dessous.

Note aux lecteurs: Si vous êtes une société de services informatiques et que vous réutilisez ces informations dans le cadre d’une documentation, merci de citer votre source.

Le futur de Microsoft Office 365 ?

2 mai 2011

Arnaud Alcabez

La date de publication commerciale d’Office 365, l’offre de services dans le cloud de Microsoft proposant Microsoft Exchange Online, Microsoft Lync Online, Microsoft SharePoint Online et Microsoft Office Professional 2010 Professional Plus (selon le niveau d’engagement) n’est plus qu’une question de semaines. Dans cette perspective, il est temps de commencer à étudier sous quelle forme cette suite pourrait évoluer dans sa prochaine itération majeure.

Si nous revenons en arrière, la première version appelée BPOS (Business Productivity Online Services) fût lancée aux Etats-Unis en Novembre 2008 sur la base des logiciels « 2007 » (Exchange Server 2007, SharePoint 2007, Office Communications Server 2007, Live Meeting) et à quelques mois près, il aura fallu attendre 3 ans pour disposer de la plateforme « 2010 ».

La prochaine vague des produits de collaboration, dont les noms de code terminent par « 15 », en sont aux premières phases de développement, même si des versions bêta ou CTP (Community Technology Preview) devraient apparaître en 2012, il ne fait aucun doute que ces nouvelles versions ne seront disponibles qu’à partir de l’année d’après soit 2013.

Donc, en ce qui concerne la succession d’Office 365, faudra-t-il attendre 2014 dans l’hypothèse la plus favorable pour disposer de la génération suivante ? Cela n’est pas évident, et pour deux raisons que je vais essayer d’exposer ci-après :

  • Le cycle de vie des applications en mode cloud et leur adoption suit un rythme plus rapide que les applications traditionnelles. On le constate tous les jours en surfant sur Internet. En 3 ans, en 5 ans, une application sur le cloud peut passer d’un statut pour initiés à un standard utilisé par des millions, des centaines de millions de personnes (comme Facebook par exemple). Dans le cloud, le monde se fait ou se défait à un rythme effréné et dans cette réalité, 3 ou 4 ans entre chaque version apparaît comme un millénaire numérique. En résumé, le fait que Microsoft ait décidé de s’appuyer sur des produits traditionnels risque d’apparaître de manière de plus en plus flagrante comme un frein au développement de ses applications dans le nuage.
  • Après avoir commercialisé BPOS, l’équipe qui avait participé à son développement a été en majorité réaffectée à d’autres opérations, ce qui est généralement assez courant dans le monde du développement traditionnel. Ceci a entrainé un effet de latence non négligeable pour la construction d’Office 365, et qu’au-delà des correctifs apportés pendant le cycle de conception, il a fallu reprendre la construction d’Office 365 à partir d’une feuille blanche, ce qui amène à deux résultats : Les plateformes BPOS et Office 365 doivent coexister dans le centre de données Microsoft, ce qui induit forcément un coût significatif pour l’éditeur autant pour les besoins en infrastructure que pour la maintenance en condition opérationnelle. Plus problématique, la migration des utilisateurs de BPOS vers Office 365 demandera un certain temps, si ce n’est pas plusieurs années et même si Microsoft aspire à la conduire sur un cycle court d’un an uniquement, dans les faits, il y a de fortes probabilités que cette période soit prolongée. Soyons réalistes, migrer 130.000.000 boîtes aux lettres en un an, est-ce réalisable ?

En résumé, si une prochaine version d’Office 365 basée sur les composants « Wave 15 » ne pourrait être au mieux disponible qu’en 2014 ou 2015 (soit 4 ans), et que cette fenêtre ne correspond ni aux cycles de développement dans le cloud, ni à la maintenance d’une équipe de développement sur cette plateforme, il est assez simpliste de penser qu’il pourrait exister une version intermédiaire entre Office 365 « Wave 14 » et Office 365 « Wave 15 ». Dans cette hypothèse, quelles pourraient être les nouveautés portées par une version intermédiaire ?
La suite dans Exchange Magazine, Mai 2011.

Office 365 – Accelérer votre migration vers Office 365, BPOS ou Live@edu

17 février 2011

Arnaud Alcabez

Quest Software est reconnue entre autres pour délivrer des outils de coexistence et de migration depuis des environnements sources divers vers Microsoft Exchange. La société étend son offre avec Quest Migrator for Cloud Email. Cet outil permet de migrer en une seule étape depuis les plateformes suivantes :

  • Microsoft Outlook .PST file
  • Gmail/Google Apps
  • Microsoft Exchange 2000/2003
  • Microsoft Exchange 2007/2010

Vers les environnements cibles suivants:

  • Microsoft Office 365
  • Microsoft BPOS
  • Microsoft Live@edu

Il reste à voir au fil des mois si Quest Software proposera un outil de coexistence entre ces univers, comme il a pu le faire avec Coexistence Manager for Lotus Notes (CMN) et Coexistence Manager for Exchange (CME), ce qui permettrait de pouvoir disposer d’une certaine interopérabilité entre ces univers. Quest Migrator for Cloud Email est proposé à un prix unitaire de 5$ par boîte aux lettres.

On ne peut que saluer l’initiative de Quest Software d’avoir développé cet outil, même si on ne peut s’empêcher de faire une certaine comparaison avec les outils proposés Google (et surtout leur gratuité) pour migrer depuis un environnement Microsoft. Néanmoins, Microsoft a déjà intégré gratuitement des versions limitées des produits de migration (ADMT, Exchange Migration Wizard, etc) pour favoriser et accélerer les adoptions à ses plateformes, et on ne peut qu’espérer qu’un jour, l’éditeur puisse proposer la même initiative vers Office 365.

Une récente enquête américaine, sur un panel de sociétés de services, indiquait que sur 100 SSII, 29% proposent dans leur offre une intégration du cloud computing basée sur les services Google (Gmail/Google Apps) et que 25% proposent au contraire une intégration à l’aide des services commercialisés par Microsoft (Exchange, SharePoint, Lync online). Quant aux autres, ils ne proposent pas particulièrement à ce jour d’offre de services de migration vers le cloud computing.

Vous pouvez consulter les documentations de Quest Software à ces adresses:

  • La présentation de Quest Migrator for Cloud Email est disponible à cet emplacement.
  • Le guide d’administration de Quest Migrator for Cloud Email est disponible à cet emplacement.

Office 365… Vous connaissez ?

3 février 2011

Arnaud Alcabez

Microsoft Office 365 est le nom commercial consacré à la deuxième génération des services de collaboration et de communication publiés sous la forme de SaaS (Software as a Service). Actuellement accessible à un nombre limité de testeurs, il sera possible de s’y abonner cette année dès sa sortie officielle.

Toutefois, cette date est gardée secrète par l’éditeur, tant l’enjeu en matière d’applications collaboratives en mode SaaS est important et afin de ne pas faciliter la vie de ses potentiels compétiteurs.

Tout d’abord, il est important de comprendre que l’appellation « Microsoft Office 365 » correspond à la consolidation et à la mise à jour de plusieurs offres précédemment commercialisées par Microsoft :

  • Outlook Live et Microsoft Live@edu qui viennent des programmes académiques et permettent au monde éducatif de profiter des plateformes hébergées Microsoft à un coût adapté.
  • Microsoft Online Services, ou plus spécifiquement BPOS (Business Productivity Online Services), disponible depuis Novembre 2008 aux US et depuis Avril 2009 en France, et qui représente l’offre d’abonnement pour les entreprises sur les centres de données Microsoft. L’offre BPOS est d’ailleurs segmentée en plusieurs sous programmes :
    • BPOS-D (Dedicated) est une offre qui s’adresse aux sociétés de plus de 5.000 comptes. Dans cette configuration, l’architecture mise en ligne est dédiée à l’entreprise,
    • BPOS-S (Standard) est une offre mutualisée (multi-tenant) pour les sociétés de taille inférieure. Dans ce cas, chaque entreprise ne dispose pas d’un serveur dédié, mais se partage logiquement de manière isolée les ressources communes de cette plateforme. Cette offre démarre à partir de 5 comptes utilisateurs,
    • BPOS-G (Government) est une offre spécifique pour les administrations et les organismes gouvernementaux. Proposée aux US, elle n’est pas commercialisée en France, du moins à ma connaissance, bien que Microsoft ait annoncé qu’il pouvait la mettre à disposition sur le centre de données européen si la nécessité s’en faisait sentir.

Bien que Live@edu et les Microsoft Online Services aient quasiment le même périmètre fonctionnel, mais pour différents marchés ; et qu’ils soient schématiquement basés sur les mêmes composants, ils ont toutefois suivi une logique de développement totalement opposée :

  • Live@edu est conçu autour d’un modèle plutôt ouvert (pour certains parfois trop), avec un nombre assez important de commandes de configuration par lot (appelées cmdlets).
  • BPOS est né avec une logique inverse. Issu des expériences préalables de Live@edu, sa logique a été de simplifier au maximum l’administration au travers d’un portail, avec de rares cmdlets, quitte à en réintroduire certaines dès lors qu’elles manquaient aux administrateurs, via des mises à jour mineures programmées tous les trois mois.

Microsoft Office 365 tire parti des leçons qu’a apprises Microsoft en quelques années sur la fourniture d’applications en mode SaaS. Mieux ; ceci lui a également permis d’adapter progressivement ses applications traditionnelles afin qu’elles puissent être totalement exploitées dans un modèle SaaS ou dans un modèle mixte (Software + Services), et qu’elles gagnent également en maturité. Ce gros travail d’introspection a d’ailleurs été salué par la presse, puisque deux des applications majeures sur lesquelles Office 365 s’appuie, ont été récompensées comme meilleures applications de l’année 2011 par InfoWorld1.

Avant de lister de manière déclarative les améliorations apportées par Office 365, je voudrais éviter tout prosélytisme militant ou comparaison entre les deux principaux compétiteurs que sont Microsoft et Google. Je ne pourrais sans doute pas mieux le faire qu’en reprenant un verbatim de mon ami Eric Mijonnet de Calipia, qui a réalisé un document sur ce sujet2 :

  • Google a une proposition de valeur prenant le parti de n’implémenter que les fonctionnalités considérées comme suffisantes, appelée « approche good-enough »,
  • Microsoft part du principe de ne pas appauvrir fonctionnellement ses outils, mais de travailler sur leur ergonomie, afin que le périmètre fonctionnel soit facilité, et qu’il soit augmenté en fonction de l’usage.

Il conviendra donc à chaque entreprise de s’approprier l’offre qui correspond le plus à sa sensibilité et à son objectif.

On peut essayer de résumer les améliorations apportées par Office 365 vis-à-vis de BPOS en quatre axes :

Axe 1 : Evolution en termes de niveau de logiciel et fonctionnalités

a) Montée de version des logiciels serveurs

Coté serveur, Microsoft Office 365 est constitué des versions Exchange Online 2010, SharePoint Online 2010 et Lync Online 2010. L’utilisateur tirera donc immédiatement parti des fonctionnalités apportées par ces nouvelles versions. La messagerie instantanée, la gestion de la présence et les conférences en ligne (point à point ou meeting) sont désormais assurées par Lync Online, qui vient idéalement remplacer Office Communications Server et Live Meeting.

b) Intégration de Microsoft Office 2010 dans Office365

Les Office Web Apps, correspondent aux versions en ligne de Microsoft Word, PowerPoint, Excel et Notes. Elles permettent d’ouvrir, de modifier et de partager des documents Office même si ce dernier  n’est pas installé sur l’ordinateur utilisé.

Microsoft Office 2010 Professional Plus peut être souscrit en même temps qu’Office 365 dans le cadre du même abonnement, ce qui permet de simplifier à la fois techniquement et administrativement un déploiement conjoint du service Office 365 et du client riche Microsoft Office 2010 pour votre entreprise.

Axe 2 : Evolution en termes de couverture de services

a) En direction des auto-entrepreneurs, professionnels, et des entreprises de moins de 5 postes

Souscription à partir d’un seul client. Préalablement, le seuil minimum de commande était de 5 licences, ce qui ne permettait pas à de nombreuses petites sociétés, ou par exemple des artisans, de pouvoir souscrire à l’offre.

b) En direction des moyennes et grandes entreprises

De nombreux services souhaités par les grandes entreprises ont été intégrés à la solution. Pour ne citer que quelques exemples :

  • La possibilité de s’appuyer sur son propre domaine Active Directory pour gérer l’identité et définir votre stratégie de mot de passe pour l’accès aux ressources hébergées sur Office 365,
  • Le support d’un single sign-on (SSO) entre les différentes applications,
  • La possibilité de mettre en œuvre des scénarios riches de coexistence, où certains de vos utilisateurs seront hébergés sur le cloud, et d’autres en local. La nouveauté consiste dans la totale transparence fonctionnelle de ce type d’architecture, que ce soit en matière de carnet d’adresses, de disponibilité des agendas, d’archivage ou de déplacement de boîtes aux lettres entre les deux environnements,
  • La possibilité de bénéficier de la messagerie unifiée, c’est-à-dire de la capacité à disposer de fonctions vocales pour la messagerie.

Axe 3 : Evolution en termes de stratégies de sécurité et de régulation

a) Granularité de l’administration (Rôles RBAC)

Office 365 s’appuie sur les RBAC (Role Based Access Control) pour créer une administration granulaire. Les applications comme Exchange, SharePoint, et le portail dispose de rôles prédéfinis pour les administrateurs de l’entreprise, mais aussi de rôles spécifiques comme par exemple pour une société de services commissionnée par l’entreprise pour administrer son environnement. De plus, rien n’empêche de créer des rôles personnalisés pour répondre à des scénarios complexes d’administration.

b) Granularité de l’usage (Droits d’accès et stratégies)

A cela s’ajoute toute la souplesse des droits et stratégies (policies) issus de SharePoint Server et d’Exchange Server permettant de configurer les produits afin qu’ils correspondent mieux à l’usage qu’il en sera fait. Par exemple, la capture d’écran présentant l’interface Outlook Web App 2010 ne possède pas de bouton « Calendrier » et dispose d’une bannière bleue claire avec des flocons que l’utilisateur ne peut pas changer. Ces deux restrictions ont été réalisées à partir de stratégies OWAMailboxPolicy disponibles avec Exchange Server 2010 et Office365. Pour plus d’information à propos des stratégies, vous pouvez consulter l’article suivant : Office 365, Granularité de l’administration et stratégies3.

c) Protection et régulation du contenu

La confidentialité des messages et la régulation des messages, que ce soit en termes de flux et de stockage a également fortement évolué. MRM (Microsoft Rights Management) va permettre de sécuriser les messages et leur contenu afin qu’ils ne puissent pas être transférés ou imprimés sans l’accord de l’auteur. FOPE (ForeFront Online Protection for Exchange) va permettre de gérer le courrier non sollicité par l’entreprise. Enfin, les stratégies d’archivage présentes dans Exchange Online vont permettre de s’assurer que les contenus les plus importants soient conservés dans des boîtes d’archivage prévues à cet effet dans le nuage, aussi longtemps que vous le souhaitez.

Axe 4 : Evolution en termes de plateforme de développement

a) Similarité du développement sur un environnement local et cloud

Les développeurs n’ont pas été oubliés, car désormais, la conception d’applications ou de Webparts sur Exchange Online et SharePoint Online est quasiment identique à celle de leur homologue en entreprise. Le développement de solutions de collaboration qui fonctionnent dans le nuage s’appuie sur Microsoft Visual Studio 2010, Microsoft Silverlight 4, JavaScript et sur les Workflows.

D’un point de vue pratique, il existe une grande similarité entre le développement sur SharePoint Server 2010 et sur SharePoint Online. L’idée générale consiste à construire des solutions SharePoint Online dans des environnements de type bac à sable (Sandbox) avec Visual Studio et SharePoint Designer afin de les contenir dans un environnement isolé, jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à être distribuées sur le site opérationnel.

Donc, si vous êtes déjà à l’aise avec SharePoint Server 2010, vous vous retrouverez naturellement dans un environnement connu. Microsoft a d’ailleurs tendance à soigner particulièrement sa communauté de développeurs SharePoint Online, car une bonne partie des documentations techniques et des livres blancs sont déjà accessibles sur le site MSDN4.

b) PowerShell 2.0

Microsoft a réagi dans le bon sens en offrant aux futurs administrateurs d’Office365 un jeu d’instructions très riche. Celui-ci s’inspire directement du jeu d’instructions PowerShell tel qu’on le retrouve pour gérer les serveurs Exchange Server 2010, ce qui devient très pratique si comme dans de nombreux cas, vous vous trouvez dans une configuration mixte, avec une partie de votre organisation en local, et une autre partie online. En clair, les commandes vraiment spécifiques à la partie Office365 concernent uniquement la gestion du service.

Autre problème réglé par la même occasion : La mise à disposition de nouvelles instructions PowerShell pour BPOS/Office365. Jusqu’à présent, les cmdlets étaient intégrées à l’outil de migration vers BPOS. Quand ce dernier est installé, le jeu de commandes BPOS est également déployé. Si cette méthode était jusque-là pratique, elle posait des difficultés pour la mise à jour du jeu d’instruction. En effet, distribuer de nouvelles cmdlets pour les clients consistait à publier une mise à jour des outils de migration, et forcément, un cycle de mise à disposition qui était jugé trop lent par les premiers clients BPOS.

La procédure a donc fortement été changée. Pour faire simple, vous n’avez plus besoin d’installer un exécutable pour disposer des commandes BPOS/Office365 pour PowerShell. A partir du moment où vous êtes sur un poste qui dispose de PowerShell v2, il vous suffira de vous connecter à votre environnement pour que celui-ci vous distribue et intègre automatiquement les cmdlets à jour, ce qui est une vraie amélioration par rapport à la situation actuelle.

En guise de conclusion

 

La disponibilité d’Office365 s’annonce t’elle sous de bons augures ? Comme vous avez pu vous en rendre compte au long de cet article, Office365 représente un saut quantique par rapport à BPOS, et montre à ses compétiteurs où se situe désormais la marque fonctionnelle en ce qui concerne la messagerie et les outils de collaboration dans le cloud et en mode mixte. Construite à partir des applications SharePoint, Exchange, Lync et Office, elle apporte un niveau de finesse et de paramétrage inconnu jusqu’à présent, ce qui permet raisonnablement d’imaginer qu’Office 365 sera une application majeure dans l’adoption des services cloud dans les mois qui viennent. Ces qualités permettent, notamment chez Capgemini dont je fais partie, d’accompagner les clients sur une mise en œuvre et une intégration plus fine d’Office365 en conformité avec les équipes métiers, enthousiastes de pouvoir bénéficier très bientôt d’une suite collaborative de dernière génération.

Arnaud Alcabez
MVP Office 365 | Architecte Senior Office 365 Capgemini
La version originale de cet article a été publiée pour Cloud Magazine (http://www.cloudmagazine.fr/), le magazine en ligne dédié aux plate-formes dans le nuage (cloud computing), les services S+S, SaaS, le PAAS, et le IAAS.

Image 1: Présentation de l’interface Outlook Web App 2010

Image 2: Consultation d’un document dans SharePoint Online 2010 avec PowerPoint Web App

Image 3: Modèle de développement pour SharePoint Online

Image 4: Comparaison des outils de développement entre SharePoint 2010 et SharePoint Online

Références :

1 Exchange Server et SharePoint Server décrochent le titre d’applications de l’année 2011 https://bposnews.wordpress.com/2011/01/19/office365-inforworld-2011-technology-of-the-year-awards/

2 Calipia 2010, Eric Mijonnet, Etude de l’alternative Google/Microsoft sous le regard des entreprises
http://calipia.com/collab/googlevsmsv1.pdf

3 Office 365, Granularité de l’administration et stratégies
https://bposnews.wordpress.com/2011/01/19/office365-granularite-de-ladministration-et-strategies-policies/

4 SharePoint Online Developer Resource Center
http://msdn.microsoft.com/en-us/sharepoint/gg153540.aspx